HST-1102

HISTOIRE DE L’ENVIRONNEMENT

Le milieu avant l’homme

Selon Freud, l’Homme n’est pas tout maître de lui-même. La conscience peut dicter ses actions.

  • Cela remet en question que l’Homme est maître de lui-même.
  • La Terre est fragile, mais l’Homme pourrait disparaître et la Terre existerait quand même. La présence de l’Homme sur la Terre n’est pas nécessaire et n’est pas prédestinée.
  • – 570 MO : l’explosion cambrienne = 1ère étape de l’évolution de la vie animale.
  •  Après l’extinction des grands reptiles, les mammifères grossissent pour dominer. Viennent ensuite les primates, puis l’Homme.

Diversité de la vie :

  • Il y a 1 à 4 MO d’espèces actuellement connues et de 10 à 100 MO d’espèces inconnues.
  • 99,9% des espèces ayant habitées la Terre ont disparues.
  • Linné a été le premier à nommer les espèces (forme latine) et il en dénombrait 9000. Les espèces inconnues sont toutefois importantes pour la biodiversité.
  • Pour trouver les espèces inconnues, ont fait des analogies. Ex. Nombre de plantes connues / Nombre d’espèces en général par plantes / Nombre d’espèces qu’il devrait donc y avoir – Nombre d’espèces connues = Nombre d’espèces inconnues.

Extinctions :

  • Crées par des contraintes environnementales extrêmes (météorites, glaciation…). Chaque perte est suivie d’une explosion de nouvelles espèces. Cela modifie l’habitat et les niches écologiques.
  • Les crises se résorbent d’elles-mêmes par la capacité du vivant à générer les nouvelles formes. Les extinctions actuelles se caractérisent par l’action de l’Homme. Les activités polluantes s’attaquent au métabolisme des espèces. Il y a aussi la destruction d’habitat et l’introduction accidentelle des espèces invasives sans prédateurs. Par exemple, les moules zébrées s’accrochent aux coques des bateaux et entrent par les Grands Lacs, mais aucune autre espèce ne se nourrit de ces moules.
  • Pléistocène : Disparition de 200 herbes et plusieurs herbivores qui s’en nourrissaient et de carnivores qui se nourrissaient des herbivores.
  • L’arrivée de l’Homo Sapiens Sapiens chasse les mammifères jusqu’à l’extinction. Il y a des traces (ossements) de disparition dans des lieux de chasse (fosses).

LE LIEN COSMIQUE (film)

3 branches à l’arbre de vie

  • 1- cellules avec noyau (champignons, plantes, hommes)
  • 2- cellules sans noyau (bactéries)
  • 3- Aleacta ???

 

  • Europe est un cratère de la lune que l’on doit protéger, car c’est un endroit qui n’est pas pollué par les ondes radio et d’où l’on voit tout le ciel.
  • Sur Mars il y a déjà eu de l’eau et ce fût déjà plus chaud, donc il y a déjà eu de la vie.
  • Notre conscience nous distingue des bactéries.
  • La mutation est accidentelle.
  • Les bactéries se multiplient plus vite que l’Homme et ont la possibilité d’innover. Elles sont plus adaptées.
  • Les enjeux environnementaux : les extinctions, le développement des organismes, les premières formes de vie (résidus de météorites).
  • La vie génère de nouvelles formes de vie adaptables au nouvel environnement. L’environnement se serait transformé sous l’intervention du vivant.

La domestication des plantes et des animaux

Enjeux du patrimoine :

  • La poule chanteclair et la vache canadienne sont des espèces développées au Québec. Ces deux espèces sont en voie d’extinction. Conséquences:
  1.  » pertes écologiques
  2.  » mise en place de relation Homme/animaux
  3.  » dépendances humaines envers les animaux et plantes domestiques
  4.  » découlant de la transformation des habitudes alimentaires. La production alimentaire spécialisée du Québec est plus susceptible d’être touchée par les désastres écologiques ou autres.
  5.  » La poule et la vache contribuent à développer de nouvelles espèces répondant aux demandes constamment en évolution.
  6.  » La poule et la vache peuvent aussi aider à prévenir et guérir les crises animales en possédant de bons gènes.

La disparition du Pléistocène = extinction de beaucoup d’espèces, car les techniques de chasse sont plus développées. Les hommes chassent les herbivores, ce qui enlève de la nourriture aux carnivores alors les 2 disparaissent.

Étapes de la domestication :

  • Révolution Néolithique : Plusieurs petits changements prennent forme et changent du tout au tout le mode de vie de l’homme. Création des premiers villages.
  • Sédentarisation : Premiers établissements
  • Agriculture : domestication des plantes.
  • Élevage : domestication des animaux.
  • Céramique : permet d’entreposer les produits de l’agriculture. Première forme de stockage = première forme de civilisation = début de la gestion et de la bureaucratie = premier savoir expert (irrigation) = première armée pour défendre l’entreposage – Société hiérarchisée (élite)

Mesures de l’impact de cette révolution :

  • Augmentation des ressources alimentaires
  • Augmentation de la démographie
  • Population :
  1. 10 000 = 4MO
  2. 5 000 = 5MO
  3. 1 000 = 50MO
  4. 500 = 100MO
  • La courbe n’a pas toujours été constante à cause des épidémies et des guerres. Cette augmentation a ralenti depuis quelques temps.
  • Impact sur l’environnement :
  1. Déforestation pour créer des champs
  2. Salinisation des sols, car engorgés d’eau du fleuve lors des inondations. Les irrigations engorgent le sol, la chaleur évapore l’eau, mais le sel reste. Le sol est érodé et cela forme des déserts délaissés. Il y a alors réduction de la biodiversité.
  3. Le Liban avait des forêts de cèdres et est maintenant pratiquement désertique.
  • L’Homme et l’animal vivent en symbiose, en collaboration
  • Avantage de l’animal pour l’Homme : nourriture, vêtements, protection, transport, confort, outils.
  • Avantage de l’Homme pour l’animal : alimentation, protection, reproduction
  • L’élevage aurait succédé à la culture. Les céréales auraient attirées les animaux qu’on a mis dans des enclos.
  • L’Eurasie a plusieurs espèces domestiquées grâce à son avantage géographique, territorial et climatique. C’est la puissance des sociétés eurasiennes.

Ce ralentissement dans la diffusion des espèces a un impact sur la diffusion des cultures et du langage.

Populations et épidémies depuis l’Antiquité

  • Amélioration des techniques agricoles = accroissement des ressources alimentaires = continuité de la hausse de la population.
  • Favorisation de l’éclosion des épidémies :
  1. Croissance des populations – » 1er agglomérations, donc beaucoup d’individus en zone urbaine qui se dispersent ensuite et deviennent des vecteurs de micro-organismes dans d’autres populations et d’autres régions.
  2. Le micro-organisme, en zone urbaine, a plus de chance de survivre, car le terrain est plus grand et les gens assurent un réservoir d’évolution pour que le virus devienne fatal après multiples mutations.
  3. Transformation du milieu : agriculture, sédentarisation, domestication des animaux = élevage, parasites, passages des micro-organismes affectant les animaux en mutation pour affecter les humains.
  4. Les transformations et la présence des hommes et des bêtes étendent la niche écologique des vecteurs porteurs de maladies.
  5. Le climat froid rapproche les gens et le climat chaud aide à la prolifération.
  6. Les rapports étroits entre les hommes et les animaux forcent les micro-organismes à muter pour adapter les maladies aux humains.
  • L’intensité des infections :
  • Endémique : quelques individus infectés
  • Pandémique : infections en continu et sur un plus grand territoire
  • Epidémie : généralisé

Étapes (patterns) de transition entre les grandes épidémies

  • Peste d’Athènes : Chute de la Grèce
  • Peste Noire : Renaissance et christianisme, nouveau courant de pensée
  • Choléra : Modernité, urbanisation, révolution industrielle
  • Grippe espagnole : Soldats avec déficit nutritionnel
  • Sida : Globalisation des échanges, nouveaux types d’épidémies

Le brassage des populations et de leurs supports microbiens amène de grandes épidémies.

Solution : amélioration des conditions sanitaires en milieu urbain.

L’unification microbienne, botanique et animale du monde

-Leroy-Ladurie

UNIFICATION MICROBIENNE

  • Transport de germes, plantes ou animaux volontaire ou non.
  • Ensemble de pathogènes qui unissent les populations (Asie du sud-est et Europe)
  • Peste = par les puces et les rats.
  • Les Américains (100M) sont divisés en 2 grosses colonies et sont plus frappés par la peste que les Européens (80M) qui sont divisés sur des campagnes et plusieurs grandes villes. La dispersion de la population joue un rôle important.
  • L’unification microbienne d’Amérique, d’Europe et Asie causée par le partage des mêmes pathogènes. P.37
  • Transformations environnementales qui découlent de l’homme, transformation environnementales par changement climatique = favorise la prolifération des vecteurs. Apparition de nouvelles infections, épidémies (Virus du Nil, Malaria…) les insectes deviennent des vecteurs aussi.

ÉCHANGE COLOMBIEN (Christophe Colomb = 3e invasion des Amériques)

  • Certaines choses sont apportées en Amérique et d’autres ramenées en Espagne. Il y a transfert d’espèces animales, végétales et microbiennes entre l’Europe et l’Amérique. (Patates, tomates)
  • Microbien : A-« E = Syphilis
  • Animal : E-« A = animaux domestiques
  • Botanique : E-« A = Plantes fourragères, mauvaises herbes (modification du paysage)
  • Échange inégal qui va mener à la transformation radicale de l’environnement américain.

L’IMPÉRIALISME ÉCOLOGIQUE : domination d’un écosystème européen et eurasien sur l’écosystème américain, australien et africain.

L’INVASION DE L’AMÉRIQUE PAR COLOMB

  • Maîtrise des vents en fonction des saisons, ce qui fait qu’ils se dirigent plus précisément, n’importe quand.
  • Les Iles Madères de l’Atlantique sont utilisées comme laboratoire, approvisionnement, pour l’esclavagisme et pour des expériences coloniales. La disparition des indigènes se fera en moins de 100 ans (typhus, peste). L’abandon du territoire, la déforestation, l’érosion par les vents = pas de bonnes conditions écologiques pour installer une population.
  • L’île d’Ispagnola (Haïti) = population indigène
  1. 1492 = 500 000
  2. 1508 = 60 000
  3. 1542 = 2 000
  • Le déclin est causé par l’établissement de la population européenne. L’île devient un réservoir de germes pour les indigènes qui ne sont pas immunisés.
  • Population en Amérique (avec Européens, africains, indigènes, autochtones, métis…)
  1. 1570 – » 150 000
  2. 1620 – » 450 000
  • Nombre d’Européens à embarquer vers l’Amérique
  1. 1500 – » 250 000
  2. 1600 – » 450 000
  3. 1700 – » 50 000
  • Il y a alors génocide involontaire des indigènes, car les espagnols arrivent en trop grand nombre. Ce n’est évidemment pas voulu, car il y aura un manque de main d’œuvre énorme pour les européens.
  • 1500-1800 = 10 M d’esclaves dont 6 M en 1700. Provenance : 60% Brésil 40% Caraïbes
  • Disparition des conucos (agriculture) = signe de dégradation d’Ispagnola. Les populations ne sont plus autosuffisantes.
  • Les Amérindiens meurent des maladies des Européens, mais pas le contraire. Pourquoi ?
  • Pour les 2 sociétés, il y a partage de micro-organismes et résistance co-écologique évoluant avec les mêmes gênes. Ils ont donc tous eu une adaptation immunitaire à des maladies anciennes.
  • Cependant, les animaux, réservoir d’infection, transfèrent leurs maladies aux humains en Europe et pas en Amérique. En Europe, il y a élevage à proximité des humains et on se nourrit essentiellement de ces mêmes animaux. Les types d’animaux, porteurs de différentes maladies, et le type de relation avec ceux-ci ne sont pas les mêmes en Europe et en Amérique.

UNIFICATION ANIMALE

1- animaux indigènes (dindon, lama, chien, cobaye…)

  • Seul le dindon se retrouve en Europe

2- animaux européens

  • Sur l’île d’Ispagnola, il y a des porcs, vaches et chèvres. Il y a aussi 48 M de bœufs en Argentine. Ces animaux ont 2 fonctions : supporter la population allochtone et constituer un réservoir de maladies.

3-animaux néfastes

  • Le rat et le lapin, servant de nourriture, mais résistant et envahissant, affectent les populations autochtones et européennes en dévastant le territoire et le paysage. Le cheval est utile pour la chasse et la vache pour son lait, son cuir, sa viande, mais ils détruisent les pâturages.

UNIFICATION BOTANIQUE

1- Amérique à Europe

  • Aliments de base et plantes industrielles

2- Europe à Amérique

  • Beaucoup de choses pour supporter les européens en Amérique en leur offrant la possibilité d’avoir accès à leurs cultures de base et/ou pour développer des colonies.
  • L’Amérique a apporté beaucoup à l’Europe, mais l’Europe a envahit l’Amérique.
  • Unification botanique pour
  1. -recréer un paysage
  2. -travail d’acclimatation
  3. -circulation des plantes
  • Cela justifie les nombreux jardins botaniques
  • Mauvaises herbes : capacité de se défendre de façon agressive, peut rendre malade ou tuer les animaux. Il y aura domestication des mauvaises herbes en réalisant leurs propriétés nutritives.
  • Définition d’unification botanique : échange de plantes qui transforment l’écosystème. Elle joue un rôle sur le plan démographique pour la nourriture.
  • Le domaine pharmaceutique va relancer le commerce des plantes.

ESPÈCES INVASIVES

  • Ces espèces arrivent généralement dans des milieux où elles n’ont pas de prédateurs et croissent rapidement.
  • La salikère pourpre : s’est répandue rapidement grâce au développement du réseau routier. Croît dans les fossés près des autoroutes.
  • Le mildiou de la pomme de terre : c’est un champignon qui attaque les patates.
  • Les plantes et les insectes co-évoluent ensemble ou pas et peuvent finir par tout détruire (phylloxera).