GCO-1001

LA THÉORIE DU DRAMATISME DE BURKE

1- Le modèle

1.1 Problématique

  • Le dramatisme cherche à déterminer les raisons ou motifs qui poussent telle ou telle autre personne à dire ce qu’elle dit par rapport à telle ou telle autre situation.
  • Elle veut décrire la manière dont un communicateur s’arrange pour créer l’identification avec son audience (et la persuader).
  • Elle veut comprendre comment le communicateur s’arrange pour faire passer sa définition de la situation (dramatique) comme vraie auprès de ceux qui l’écoute.
  • L’identification se produit par le moyen de 5 stratégies possibles (rhétoriques) qui permettent à l’émetteur de rétablir la consubstantialisation qui a été rendu problématique par la substantialisation (ou différenciation) à la base du drame de la vie.
  • À travers une analyse de contenu (fréquence et ratio) inspirée de la pentade le chercheur peut mettre en lumière la stratégie de l’émetteur.

1.2 Structure

1) Substantialité : Essence, distingue, différencie. Ce qui le rend différent des autres (sexe, âge…), c’est ce qui fait le drame de la vie parce que ce qui nous différencie, c’est aussi ce qui nous divise et ce qui provoque les divisions et les conflits. Ce qui nous rend différent (exemple: être chauve) va produire de la culpabilité parce que ça provoque la division, le conflit, la honte, la gêne…Le conflit amène la violence physique ou symbolique, qui nous entraîne dans le désordre : c’est l’imprévisible. C’est la substantialité et sa culpabilité qui va motiver la consubstantialité.

2) Consubstantialité : C’est la communication comme envie de nous purger/purifier de la culpabilité. La communication provoque l’unité et nous permet de créer la société, la communauté. L’unité va être restaurer par la communication et elle a besoin de l’identification. On est ensemble par l’identification (diminue la distance).