Développement du leadership (intro et théorie des traits) Mardi, déc 22 2009 

AEG-1021

MODÉLISATION DU COURS

 

 INTRODUCTION

Est-ce que le leadership existe?

Les trois réponses possibles

  • Non, c’est contextuel.
  • Oui, le leadership est un rôle
  • Oui, c’est une compétence à développer.

Les principes en leadership

  • L = f(I, C, G, T)
  • Le leadership est une fonction de l’individu, du contexte, du groupe et de la tâche.
  • Le leader fonctionne selon ces quatre principes.

Leadership et pouvoir

  • Implication de la définition du leadership
  • Notion de processus
  • Notion d’influence
  • Besoin du groupe pour activer le leadership
  • L’atteinte d’un but
  • Suivre vs mener
  • Le leadership est un processus d’influence sur un groupe dans un but donné
  • Le leadership est un processus par lequel un individu influence un groupe d’individus afin d’atteindre un objectif commun.

Le pouvoir lié à la position du leader

  • Pouvoir légitime
  1. Ex. le professeur
  • Contrôle sur les ressources et les récompenses (pouvoir sur…)
  1. Ex. donner une promotion
  • Pouvoir coercitif (contrôle sur les punitions)
  1. Ex. dans l’armée
  • Contrôle sur l’information
  1. Ex. les journalistes
  • Contrôle écologique (génie situationnel)
  1. Influence directe
  2. Changement de structure

Le pouvoir personnel

  • Pouvoir d’expert
  • Pouvoir référent
  1. Ex. avec les amis
  • Leadership charismatique
  1. S’identifier au leader
  2. Magnétisme personnel très élevé
  3. Répercussions positives

Les conséquences comportementales du pouvoir

  • 3 conséquences possibles
  1. Engagement
  2. Soumission
  3. Résistance
  • Pourvoir légitime
  1. Engagement : possible
  2. Soumission : probable
  3. Résistance : possible
  • Pouvoir récompense
  1. Engagement : possible
  2. Soumission : probable
  3. Résistance : possible
  • Pouvoir coercitif
  1. Engagement : très peu probable
  2. Soumission : possible
  3. Résistance : probable
  • Pourvoir d’expert
  1. Engagement : probable
  2. Soumission : possible
  3. Résistance : possible
  • Pourvoir référent
  1. Engagement : probable
  2. Soumission : possible
  3. Resistance : possible

L’approche basée sur les traits

Introduction

  • Première approche systématique qui étudie le leadership (100 ans d’histoire)
  • Cette approche se base sur l’étude des grands “ hommes ”
  1. Thomas Jefferson
  2. Gandhi
  3. Abraham Lincoln
  • Cette approche a été très populaire au début des années 1900, critiquée vers 1950 (situation) et connaît maintenant une nouvelle popularité avec le leadership charismatique.

La prémisse

  • On naît leader et les grands leaders possèdent un ensemble de traits qui fait en sorte qu’ils sont efficaces.
  • Résumé des traits reliés au leadership
  • Intelligence
  • Plus intelligents que leurs partisans (par exemple: Habileté verbale, raisonnement)
  • Confiance en soi (le leader se perçoit comme compétent)
  • Détermination
  • Le leader désire que le travail se fasse. Il est capable de faire face aux obstacles.
  • Intégrité
  • Sociabilité
  • Un leader sociable est courtois, amical et diplomate. De plus, cette personne est capable de collaborer avec ses partisans

Le fonctionnement

  • Cette approche mise sur le leader seulement (et non la situation ou les partisans)
  • Conséquences
  1. Contexte organisationnel est défini en fonction des traits
  2. Athéorique… Pas d’hypothèses…

Les forces

  • Intuitivement, « ça fait du sens »
  • Énormément de recherche…
  • Nous parle du I lié au leadership

Les faiblesses

  • Le nombre de traits n’est pas constant d’un chercheur à l’autre.
  • Et la situation…
  • Pas de lien entre les traits et l’efficacité du leader
  • Comment développer ce qui est fixe ?

Les applications

  • Test de personnalité
  • Contexte organisationnel /CV

L’évaluation

  • Le “ Leadership Trait Questionnaire ”
  • On demande à un leader de s’évaluer sur certains traits à l’aide d’une échelle de 1 à 5. Le même travail est demandé à certains partisans… Ensuite, on compare.

Sociologie politique Dimanche, déc 20 2009 

SOL-1017

SOCIOLOGIE POLITIQUE

Sujets et lectures

  • La sphère publique, l’espace public et l’enjeu démocratique
  1. Dormagen, Jean-Yves, Mouchard, Daniel. (2007) Introduction à la sociologie politique, « Introduction » : p. 5-12.
  • Le pouvoir politique, Les caractéristiques du pouvoir politique et de l’État
  • L’État et Gouvernement : même chose ?
  • L’État face à la mondialisation
  1. Dormagen, Jean-Yves, Mouchard, Daniel. (2007) Introduction à la sociologie politique
  2. Chapitre 1 : Le pouvoir politique p. 15-22 et Chapitre 2 : L’État p. 25-42.
  • La démocratie, le totalitarisme et l’autoritarisme
  • Dimensions historiques
  • Censure et circulation de la parole
  1. Dormagen, Jean-Yves, Mouchard, Daniel. (2007) Introduction à la sociologie politique,
  2. Chapitre 3 : La démocratie représentative p. 43-46, Chapitre 4 : Le totalitarisme p. 57-72,
  3. Chapitre 5 : Les régimes autoritaires p. 73-88.
  • Partis politiques, citoyens, citoyenneté, opinion publique et sondages
  • SLAPP, citoyens taisez-vous !
  1. Dormagen, Jean-Yves, Mouchard, Daniel. (2007) Introduction à la sociologie politique,
  2. Chapitre 6 : Les citoyens p. 91-104, Chapitre 7 : Les partis politiques p. 105-109,
  3. Chapitre 9 : L’opinion publique p. 145-158.
  • Groupes d’intérêt, mouvements sociaux et lobbys
  • Les répertoires de l’action collective
  • Mobiliser, résister et convaincre
  • Le cas des mouvements écologiques
  1. Dormagen, Jean-Yves, Mouchard, Daniel. (2007) Introduction à la sociologie politique,
  2. Chapitre 12 : Les mouvements sociaux p. 209-228.
  • La médiatisation de la politique
  • Agenda-setting, Agenda building, framing
  1. Dormagen, Jean-Yves, Mouchard, Daniel. (2007) Introduction à la sociologie politique,
  2. Chapitre 13 : L’action publique p. 228-243.
  • La médiatisation de la politique (suite)
  • Spectacularisation de la politique et celebrity politics
  1. http://www.looktothestars.org/
  2. http://www.eausecours.org
  • Propagande, discours politique et persuasion
  • Historique de la propagande, de ses formes et de ses procédés
  • La rhétorique
  1. Invité : Marc-André Bernier, professeur et titulaire de la chaire de recherche du Canada sur la rhétorique.
  2. * À la réserve de la bibliothèque : Introduction : la nouvelle rhétorique de Perelman
  • Débats politiques
  • Historique et exemples
  1. Breton, Philippe. (2008) Convaincre sans manipuler. Apprendre à argumenter,
  2. Chapitre 6 La disposition Savoir faire un plan p. 101-125.
  • Débats politiques faire valoir ses idées
  • Les arguments et le discours politique
  • Le cas de « Une vérité qui dérange d’Al Gore »
  • Le Pen, les mots…
  1. Breton, Philippe. (2008) Convaincre sans manipuler. Apprendre à argumenter,
  2. Chapitre 7 L’action. Savoir prendre la parole p. 127-144.

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Médias et société Dimanche, déc 20 2009 

MCO-1007

MÉDIAS ET SOCIÉTÉS

Sujets et auteurs visités

  • SOCIÉTÉS ORALES & SOCIÉTÉS ALPHABÉTISÉES
  1. GOODY, Jack (1979), « Écriture, esprit critique et progrès de la connaissance », in La raison graphique. La domestication de la pensée sauvage, Éditions de Minuit, p. 85-107 [1-12]
  • HUMANISME + ÉMERGENCE ET IMPACTS DE L’IMPRIMÉ
  1. LEBRUN, François (1997), L’Europe et le monde, Armand Colin, p. 39-46 [13-20]
  2. SLOTERDIJK, Peter (2000), Règles pour le parc humain, Éditions Mille et une nuits, p. 7-19 & p. 33-52 [21-37]
  • PRESSE IMPRIMÉE ET SPHÈRE PUBLIQUE
  1. TARDE, Gabriel (1989), L’opinion et la foule, Presses universitaires de France, p. 31-45 [38-45]
  2. MATHIEU, Michel & Catherine, CONSO (1997), « Les premières agences de presse », in Les agences de presse internationales, Presses universitaires de France, p. 26-41 [46-53]
  • LIBERTÉ D’EXPRESSION / LIBERTÉ DE PRESSE – aspects historique
  1. ZARETSKAÏA-BALSENTE, Ioulia (2000), « La censure en tant que phénomène de société », in Les intellectuels et la censure en URSS : (1945-1985) de la vérité allégorique à l’érosion du système, L’Harmattan, p. 239-281 [54-74]
  • LIBERTÉ D’EXPRESSION / LIBERTÉ DE PRESSE – aspects contemporains
  1. CLOUTIER, Jean-François, « Le fin de la Révolution tranquille », Jeff Fillion et le malaise québécois, Liber, 2008, p. 93-117 [75-88]
  • PUBLICITÉ ET SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION
  1. LIPOVETSKY, Gilles (2003), « La société d’hyperconsommation », in Le Débat, mars-avril 2003, no 124, p. 74-98 [89-113]
  • LE CINÉMA
  1. GROUPE DE RÉFLEXION SUR LE CINÉMA (2002), Le banquet imaginaire, Gallimard, p. 15-57 [114-135]
  • RADIODIFFUSION ET TÉLÉVISION – aspects historiques
  1. EHRENBERG, Alain (1995), L’individu incertain, Hachette, p. 209-219 [136-141]
  2. DAYAN, Daniel (1992), « Les mystères de la réception », in Le débat, septembre-octobre 1992, no 71, p. 146-162 [142-158]
  • RADIODIFFUSION ET TÉLÉVISION – aspects comtemporains
  1. EHRENBERG, Alain (1995), L’individu incertain, Hachette, p. 167-173 [159-162]
  2. JOST, François (2005), Comprendre la télévision, Armand Colin, p. 97-103 [163-166]
  • INFORMATIQUE, MICRO-INFORMATIQUE & INTERNET
  1. PASTRO-SATORRAS, Rumualdo & Alessandro, VESPIGNANI (2004), « Une brève histoire de l’Internet », in Internet – Structure et évolution, Éditions Beli, p. 17-25 [167-175]
  2. LEARY, Timothy (1998), « Ordinateurs & liberté », in Techniques du chaos, L’Esprit Frappeur, p. 5-11 [176-179]
  • DISCOURS INTERNET & NOUVELLE ÉCONOMIE
  1. MUSSO, Pierre (2003), « La rétiologie », in Critique des réseaux, Presses universitaires de France, p. 326-358 [180-195]
  2. GREENSPAN, Alan (1999), Remarks by Chairman Alan Greenspan : “Transcending All Else is Being Principled”, Harvard University, Massachusetts. [196-199]

MODÉLISATION DU COURS

PPU Dimanche, déc 20 2009 

PPU-1025

Objectifs spécifiques

  • Permettre à l’étudiant/étudiante de s’orienter face à son stage.
  • Favoriser l’inventaire et la mise à niveau des connaissances techniques et théoriques.
  • Comprendre la notion de culture organisationnelle et son impact sur le comportement.
  • Identifier et analyser un milieu de stage potentiel en fonction d’une adéquation entre le milieu et les aspirations des futurs stagiaires.
  • Initier l’étudiant/étudiante non seulement au savoir-faire, mais aussi au savoir-être que réclame le milieu du travail. Toute dissonance à cet égard entraîne une sanction similaire à celle qui prévaut en milieu de travail (ponctualité, tenue vestimentaire, élocution, etc.)

FORMULES PÉDAGOGIQUES UTILISÉES

  • L’exposé magistral
  • Le séminaire
  • L’étude de cas
  • L’apprentissage coopératif

LA MÉCANIQUE DU STAGE (M. Raymond Corriveau)

  • Tenants et aboutissants des offres de stage
  • Revue du guide de stage
  • Brève présentation sur la boîte à outils
  • Rencontre avec Mme Julie Therrien

ÉLÉMENTS D’ÉVALUATION À FOURNIR PAR LES ÉTUDIANTS (Mme Farrah Bérubé)

  • Rapport hebdomadaire
  • Rétrospective des critères d’évaluation
  • Rapport final

LA PLANIFICATION DU STAGE (M. Stéphane Perreault)

  • Les principales étapes de la planification du stage

LA COMMUNICATION ORGANISATIONNELLE (M. Joël Katambwe)

  • La pratique culturelle d’une organisation

RÉTROSPECTIVE DE LA FORMATION EN COMMUNICATION SOCIALE (M. Stéphane Perreault)

  • La boîte à outils

LE PLAN DE COMMUNICATION (M. Raymond Corriveau)

  • La structuration d’un plan de communication

RELATIONS AVEC LES PUBLICS ET LES MÉDIAS (Mme Farrah Bérubé)

  • La pratique des relations de presse

GOUVERNANCE DES SYSTÈMES DE COMMUNICATION (Mme. France Aubin)

  • Qui fait quoi

L’ANIMATION (Mme Synda Ben Affana)

  • L’animation et le leadership

COMMUNICATION ET SOCIOLOGIE POLITIQUE (Mme Mireille Lalancette)

  • Liens entre la communication et la politique

RÉVISION MÉTHODOLOGIQUE (Mme Mireille Lalancette)

  • Stratégie et méthode de recherche

DERNIÈRE RÉVISION GUIDE DE STAGE ET SIMULATION (M. Yvon Laplante)

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Communication graphique Dimanche, déc 20 2009 

GCO-1006

COMMUNICATION GRAPHIQUE

Objectifs spécifiques

1. Analyser la fonction de travail

2. Gérer des environnements informatiques

3. Traduire une idée en esquisse

4. Créer et fabriquer une image communicante

5. Appliquer les règles relatives aux éléments de présentation graphique

6. Traiter des images numérisées

7. Produire des illustrations virtuelles

8. Évaluer les contraintes liées aux moyens de diffusion

9. Effectuer le traitement informatisé d’images en noir et blanc et couleur

10. Effectuer un photomontage couleur

11. Assurer la qualité technique d’un montage informatisé

12. Produire le devis estimatif d’un projet de communication graphique

13. Gérer l’exécution de travaux en communication graphique

14. Contrôler en pré-impression la qualité des impressions

15. Effectuer, en processus continu, un projet de communication graphique

Formules pédagogiques utilisées

Il est important qu’à la fin de ce cours, les étudiants soient capables d’analyser un projet et de planifier son exécution en sachant répondre adéquatement aux exigences techniques d’un mandat. En conséquence, l’utilisation d’exemples concrets tels des études de cas, des présentations de projets faits par des professionnels.

Des démonstrations d’exemples concrets et des simulations serviront à expliquer les processus de production d’un projet en communication graphique.

L’intervention se fera par le biais:

  • de documents imprimés, audiovisuels et informatisés permettant à chaque étudiant une démarche autonome d’apprentissage;
  • de démonstrations et d’exercices pratiques réalisés en sous-groupes (durant et à l’extérieur des périodes du cours);
  • de présentations et de discussions en grand groupe visant le partage des expériences faites par chacun.

Le matériel mis à la disposition des étudiants comprendra:

  • des notes de cours, des livres, des revues, des documents informatisés;
  • des logiciels;
  • des documents audiovisuels.

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Hypermédia (la communication médiatisée par ordinateur) Samedi, déc 19 2009 

PCO-1004

TECHNOLOGIES HYPERMÉDIA

La communication médiatisée par ordinateur (CMO)

Qu’est-ce que la communication médiatisée par ordinateur?

  • Un processus de communication humaine au moyen de, et à travers des ordinateurs
  • L’ordinateur « en tant que machine à communiquer » (Licklider et Taylor, 1968)
  • L’ordinateur comme média et intermédiaire entre les personnes, mais aussi assistant, partenaire et acteur de la communication!

La CMO peut prendre diverses formes

  • Synchrone ou asynchrone
  • Textuelle, graphique, audio, vidéo…
  • Communication interpersonnelle
  • Communication de masse
  • Communication de groupe ou « multipolaire »
  • Hybride entre plusieurs modes de communication

CMO et temporalité

  • La CMO synchrone suppose la présence simultanée des participants derrière leur écran (communication « en direct ».
  • La CMO asynchrone ne requiert pas de réponse immédiate (communication « en différé »)

Les caractéristiques des outils de CMO dépendent de leurs usages sociaux

Aspects psychosociaux de la CMO

Quelques problèmes de la CMO par rapport à la communication en face à face

  • Absence de rétroaction immédiate (è difficulté de coordination et prise de décision…)
  • Absence de langage non verbal
  • Peu d’indices de statut (pour les rapports hiérarchiques)
  • Caractère impersonnel de la communication
  • Stress causé par la rapidité de transmission et la quantité des informations (surcharge informationnelle)

Critique de la CMO :

  • Une forme dégradée de communication?
  • Théories de la réduction des signes sociaux :
  • Comparaison des médias au face à face selon deux variables :
  1. Largeur de bande du média (cf. capacité de transmission d’informations d’un canal de communication) (Rintel et Pittam, 1997)
  2. Richesse du média (media richness) (= nombre de canaux sensoriels et efficacité à transmettre les ambiguïtés (Watt, Lea et Spears, 2002))
  • Exemple de stratégie compensatoire pour pallier l’absence de langage non verbal : les émoticones (smileys)

Le face à face relativisé : Des possibilités de communication inédites?

  • Une communication « hyperpersonnelle » :
  1. Des conversations synchrones parallèles (Herring, 1999)
  2. Développement d’une plus grande intimité (Walther, 1996) (mais avec le risque d’une survalorisation de soi et de l’autre)
  • Une communication « omnipersonnelle » ?
  1. Évolution du Web vers un dispositif de communication interpersonnelle de masse, de « tous » vers « tous » ? (Cf. Web participatif)

Une approche goffmanienne de la CMO

  • Métaphore du théâtre :
  1. Le rôle : chaque participant dans une situation de communication joue un rôle, défend un personnage.
  2. La scène (la fenêtre publique), les coulisses (les messages « privés » et ce qui se passe« derrière l’écran »)…
  3. La présentation de soi : la notion de face (en CMO :l’avatar, le pseudo, le profil)

Les usages des TIC dans les sphères professionnelle et communautaire

TIC et sphère professionnelle

Quelques TIC destinées aux organisations :

  • Intranet
  1. Réseau informatique privé, à l’intérieur d’une organisation, qui utilise les protocoles de communication et les technologies du réseau Internet.
  2. Zone d’un site Web dont l’accès est restreint aux membres de l’organisation ou à ses partenaires externes (on dit aussi extranet ).
  • Progiciel
  1. Logiciel d’application paramétrable, destiné à la réalisation de diverses tâches professionnelles. (Sur mesure, plus chères. Word progiciel, car on peut le personnalisé)
  2. Ex : Word, SPSS, SAP…
  • Collecticiel
  1. Logiciel permettant à des personnes reliées par un réseau informatique de travailler en collaboration sur un même projet. (Messenger)
  2. Ex : Microsoft Exchange, Lotus Notes…
  • Progiciel de gestion intégré (PGI/ERP)
  1. Permet de gérer de façon intégrée l’ensemble des fonctions d’une entreprise :
  2. Ressources humaines
  3. Comptabilité et finances
  4. Vente, distribution, approvisionnement..
  5. Ex : SAP, Oracle, Peoplesoft…
  • Système de gestion des connaissances
  1. (Knowledge Management)
  2. Création interactive et collaborative de « bases de connaissances », « voûtes documentaires », etc.

La diffusion des TIC dans les organisations

Selon Benghozi, Flichy et Iribarne (2000) :

  • Façonnement mutuel de l’organisation et de la technologie (co-construction)
  • Cas des progiciels de gestion
  • NB : un progiciel ou un collecticiel est toujours porteur d’un paradigme organisationnel

Deux logiques d’implantation

  • a. « De haut en bas » (top-down)
  1. Logique de diffusion (innovations)
  2. Ou normalisation et uniformisation des pratiques existantes
  • b. « De bas en haut » (bottom-up)
  1. Logique d’appropriation suivie ou non d’une « récupération » par la direction puis diffusion

Usages et impacts des TIC en entreprise

  • Fonction de mémorisation ex. forum,
  • Tension entre organigramme et sociogramme-> (réseaux informel qui existe ds l’entreprise)
  • Autonomie vs contrôle des employés
  • Brouillage des frontières
  • Surcharge informationnelle
  • Stress lié à la gestion du temps
  • Rationalisation des échanges

Du bon usage du courriel au travail…

  • Tenir compte du contexte de réception du message
  • Expliciter l’implicite (ex: éviter le 2e degré)
  • Attention aux « gaffes » (impossible de faire CTRL-Z !)
  1. Ex : diffusion d’un message personnel sur une liste
  • Éviter la familiarité et les envois de blagues à tous
  • Attention! Le courriel rend visible l’invisible :
  1. La copie conforme invisible permet de prendre à témoin
  2. L’archivage permet la constitution de dossiers sur quelqu’un

Le courriel n’est jamais un bon moyen pour résoudre un conflit !

  • Levée des inhibitions du fait de la diminution des indices de statut
  • Média ambigu : difficile de distinguer les différents degrés du message (sarcasme, etc.)
  • Violence verbale favorisée par la distance
  • Risque d’escalade symétrique (cf. Bateson)

TIC et sphère communautaire

  • Rappel : appropriation collective des TIC :

« Mise en oeuvre (utilisation, conception et/ou développement) de l’outil technologique par un groupe ou une catégorie sociale contribuant au renforcement de son pouvoir vis-à-vis des autres composantes de la société » (Proulx, 1988)

  • “empowerment” (émancipation sociale)
  • développement du lien social
  • mobilisation politique
  • réduction de la “fracture numérique”

La « fracture numérique » (digital divide)

Inégalités dans l’accès aux technologies numériques et dans leur appropriation, au sein d’une même population ou entre des populations différentes.

  • Plusieurs « fractures » :
  1. la fracture Nord-Sud entre les pays
  2. une fracture horizontale au sein d’une même génération à variables socio-économiques.
  3. une fracture verticale entre les générations
  • La fracture numérique au Québec
  1. Le pourcentage d’internautes progresse : 60% en 2003, 66% en 2006 et 71,5% en 2007*
  2. Mais écarts persistants entre :
  • milieu urbain / régions éloignées
  • revenus élevés / faibles revenus
  • personnes très / peu scolarisées

Les réseaux citoyens (community networks)

Initiatives de réseautage communautaire (community networking) au profit du développement de la démocratie locale (Schuler, 1996) :

  • Les points locaux d’accès communautaire (menacés)
  • L’appropriation citoyenne du sans-fil (wi-fi)
  • Des sytèmes gratuits de publication Web (CMS systeme de gestion de contenu, wikis)
  • Un réseautage par les blogues (communautés virtuelles d’entraide entre immigrants)
  • Le phénomène des smart mobs (mobilisation par cellulaires)

Quelques initiatives…

De nouveaux médias indépendants

  • Le journalisme citoyen, cyberjournaux et agences de presse indépendantes
  1. Centre des médias alternatifs du Québec (CMAQ)
  • Les webradios et webTV Streaming(direct)
  1. LaTeleLibre.fr
  2. Le phénomène des Têtes à Claque
  • La baladodiffusion (podcasting) Télécharger pour lire
  1. PodMtl
  2. Québecbalado
  • Le mouvement du (logiciel) libre
  1. L’expression «logiciel libre» fait référence à la liberté pour les utilisateurs d’exécuter, de copier, de distribuer, d’étudier, de modifier et d’améliorer le logiciel.
  2. La licence GPL (General Public Licence) et le principe du
  • « copyleft »
  1. 1991 : Linus Torvalds crée la pièce maîtresse («noyau») du 1er système d’exploitation entièrement libre: Linux
  2. Ex. : Openoffice.org

Extension du mouvement à d’autres secteurs

  • Contenu libre : licence analogue à la GPL pour les textes, la musique, etc. (ex: Wikipédia)
  • Licences Creative Commons : une gamme de licences permettant de définir ce qui est permis ou pas en combinant les contraintes suivantes :
  • Paternité
  • Usage non commercial
  • Modifications interdites
  • Conditions identiques

MODÉLISATION DU COURS

Communication humaine Samedi, déc 19 2009 

PCO-1011

PROCESSUS DE LA COMMUNICATION HUMAINE

  • Biais de faux consensus : Exagérer le % des gens qui partagent nos attitudes, comportements et opinions
  • Biais de fausse perception d’unicité : Sous évaluation du % des gens possédant les mêmes habiletés que nous
  • Déterminants de l’estime de soi : L’écart entre le soi réel et le soi idéal, réussites que l’on obtient en fonction des ambitions que l’on a, approbation des autres, besoin fondamental d’une estime de soi positive
  • Moyens : Remplacer les croyances auto-destructives par des croyances constructives, s’entourer de gens qui nous nourrissent, travailler à des projets qui ont des chances de réussir
  • Monitorage faible : Concept de soi mieux défini, petite détection des mensonges, garde leur opinion même à leur détriment
  • Monitorage élevé : Flexible en s’adaptant aux diverses situations, plus grande détection du mensonge, adhésion à l’opinion de groupe
  • Soi stratégique : Se montrer agréable et gentil, faire la promotion de soi, se montrer dominant et menaçant, présenter une conduite exemplaire, s’attirer l’aide et la sympathie
  • Soi authentique : sans maquillage, notre vrai jour, sans jeu
  • Ouverture de soi : Communication où on révèle une chose importante sur soi-même que notre auditoire ignore
  • Facteurs liés à l’ouverture : la personnalité : socialiste et extravertie pas peur de parler. La culture : les américains s’affirment davantage que le reste du monde, l’appartenance sexuelle : les femmes parlent plus facilement de leurs relations amoureuses passées, les auditeurs : plus difficile de se confier dans de grands groupes, sujet abordé : nous sommes enviés de choisir nos sujets lors de l’ouverture
  • Avantages de l’ouverture : Mieux se connaître : permet un nouveau point de vue sur nous-mêmes et mieux comprendre nos comportements, Améliorer sa comm avec les autres : plus on comprend ce que les autres nous disent, plus on les comprend, Améliorer sa santé physique : réduit les risques de maladie, lien entre le deuil que vit une personne et ceux qui les vivent en silence
  • Risque de l’ouverture : plan personnel : rejet possible de la famille et amis, plan relationnel : révéler nuit à la confiance et à la relation, plan professionnel : déclarer son homosexualité = effets sur la relation de travail
  • Expression des émotions : femmes = se confient à sa meilleure amie Gars = se défoule dans le sport
  • 3 étapes de la perception : 1- sélection de l’info : Perception sélective interne : expériences, valeurs, croyances Perception sélective externe : intensité, taille, contraste, répétition, mouvements 2- Organisation : proximité, temporalité, similarité, contraste, fermeture (message incomplet et perçu achevé) 3- Interprétation : Étape est hautement subjective
  • Théorie implicite de la personnalité : Ensemble des hypothèses que nous avons tant qu’à la façon dont les caractéristiques des personnes se regroupent
  • Prophéties qui s’auto-réalisent : Tendance propre aux attentes personnelles, à susciter les comportements confirmant ses attentes, nous croyons que Frank est belliqueux alors nous attendons une réaction agressive. Nous agissons envers lui comme si notre prédiction était fondée (en étant offensif), puisque nous agissons de façon agressive, il va sans dire qu’il le sera également.
  • Impacts d’un stéréotype sur la perception des autres : Danger : déclencher des attitudes et des comportements discriminatoires : Ex : ne pas embaucher, insulter, décourager un choix de carrière
  • Erreurs fondamentales d’attribution : Def : Tendance, en observant le comportement d’autrui, à sous-estimer les tendances de la situation et surestimer les influences des dispositions intérieures donc ex : qq’1 a un échec à l’examen, donc il n’a pas étudié.
  • Perception plus juste d’autrui : être critique à l’égard de ses perceptions, les vérifier, réduire l’incertitude, être sensible aux différences culturelles
  • Être critique à l’égard de ses perceptions : Éviter de tirer des conclusions hâtives, éviter de tirer des conclusions en fonction d’un seul indice, éviter de lire dans les pensées d’autrui, méfiez-vous de vos propres préjugés, demandez-vous ans quelle mesure vos besoins et vos désirs influent sur ce que vous voyez ou ne voyez pas.
  • Vérifier ses perceptions : 1- Décrire ce que nous ressentons, 2- Décrire les événements qui ont suscité cette impression 3- Proposer quelques interprétations de ce qui s’est produit, le plus objectivement possible, sans évaluer. Tente de trouver plusieurs interprétations possibles et les énoncer sous forme d’hypothèses. 4- Demander à l’autre de confirmer ces hypothèses
  • Première impression : Jugement spontané et automatique qui consiste à former une opinion dans les premiers instants
  • Facteurs de la mauvaise écoute : bruit, besoin de parler, idées préconçues, blocage émotif, attraction, sympathie, différence, évaluation à priori du message
  • Fonctions de l’écoute active : démontre au locuteur notre écoute, permet de vérifier la compréhension du message, acceptation du message, favorise l’exploration de ses pensées
  • Reflet-reformulation : Traduction dans ses propres mots des sentiments ainsi que les propos du locuteur en lien avec la situation vécue et sentiments.
  • Communication non-violente : Observer sans juger, exprimer ses sentiments, nommer les besoins, faire une demande concrète et négociable
  • Critiques constructives : Point de vue positif, agir avec tact, donner pistes de solutions, focaliser sur la situation.
  • Modes de gestion de conflit : Évitements = pas exprimer son désaccord, accommodation : met sont point de vue en faveur de l’autre, compétition : tente d’imposer son point de vue, collaboration : recherche d’un gain mutuel, compromis : ni- perdant, ni- gagnant

MODÉLISATION DU COURS

Méthodologie de recherche II Samedi, déc 19 2009 

GSO-1002

MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE II

RECHERCHE

  • Qu’est-ce que la recherche scientifique ?
  • - C’est un autre moyen de faire avancer la connaissance dans un domaine précis.

Phases du processus de recherche

  • 1- Phase conceptuelle
  • 2- Phase méthodologique
  • 3- Phase empirique
  • 4- Phase d’interprétation et de diffusion

Cadre de référence : La direction ou la paire de lunettes ou la tangente que l’on va prendre pour décider quelle tournure prendra notre recherche

Problème de recherche : Un manque de connaissances dans un sujet donné. (Manque d’information)

ÉTAPES DU PROCESSUS DE RECHERCHE

Conceptuelle

  1. Choix du sujet
  2. Recension des écrits
  3. Élaboration du cadre de référence
  4. Formulation du problème de recherche
  5. Énoncé du but et des hypothèses

Méthodologique

  1. Choix du devis de recherche
  2. Définition de la population et de l’échantillon
  3. Principes de mesure (opérationnalisation de la recherche)
  4. Description des méthodes de collecte et d’analyse de données

Empirique

  1. Collecte de données
  2. Analyse des données descriptives et inférentielles

Interprétation et diffusion

  1. Interprétation des résultats
  2. Diffusion des résultats

3 buts de la recherche scientifique

  • 1- Décrire
  • 2- Expliquer ( Des liens d’association )
  • 3- Prédire

Difficultés

  • 1- Limite de temps
  • 2- Curiosité de connaître
  • 3- Les autorisations qu’on doit obtenir pour faire les recherches

Difficultés des étudiants à chercher et traiter l’information

  • - Le manque de planification et d’organisation de la recherche
  • Le manque de connaissances de l’environnement technique et technologique.
  • - Le manque d’habiletés d’analyse critique d’interprétation et d’évaluation de l’information trouvée.

Caractéristiques d’un article scientifique

  • Révisé par un comité de lecture
  • Publié dans une revue scientifique
  • Qui implique une démarche scientifique
  • Liste de référence : Article, volumes qui ont aidé à la recherche et a approfondir les connaissances pour aider a faire la recherche
  • Bibliographie : Livres, articles, volumes cités dans la recherche, sur lesquels on s’est appuyés pour écrire la recherche.

JUSTIFICATION DU CHOIX DE L’OBSERVATION

  • Comportement
  • Non-verbal
  • Rapport au corps
  • Modes de vie
  • Traits culturels
  • Organisation spatiale des groupes et de la société

OBSERVATION

EN MILIEU NATUREL

Composantes d’une grille d’observation

  • Qui
  • Quoi
  • Quand
  • OBSERVER

Avantages

  • Produits des données
  • Donne une grande latitude aux répondants (comportements)

Limites

  • Participant + ou –
  • + ou – unique
  • C’est toujours préférable si on peut filmer ou enregistrer les séquences

Les dimensions de Spreadley

  • L’espace
  • Le temps
  • Le but
  • Les attitudes
  • L’activité
  • L’objet
  • Les acteurs
  • Les évènements
  • Les comportements

ÉPISTÉMOLOGIE

  • L’étude des sciences
  • C’est une étude qui étudie de façon critique les autres études

PARADIGME

  • Vision particulière d’une réalité
  • Paradigme positiviste /Paradigme naturaliste
  • Recherche quantitatif /Recherche qualitatif
  • Fondements philosophiques (Paradigme) différents
  • Méthodologie de la recherche différente

Caractéristiques des sciences humaines et sociales

  • Étude de l’être humain
  • Problèmes particuliers
  1. - Difficulté d’expérimenter
  2. - Interférence possible entre le participant et le chercheur (Effet pygmalion)
  3. - Ex d’interférence : Tu vas voir, mes élèves sont turbulents, la suppléante risque de les trouver turbulents.
  4. - Toutes les règles de déontologie et d’études

POSITION ÉPISTÉMOLOGIQUE

QUESTION DE RECHERCHE

  • La question de recherche appellent des réponses permettant :
  • - De décrire un phénomène
  • OU
  • - D’expliquer un lien d’association
  • OU
  • - De prédire (Relation de cause à effet)
  • DEVIS DE RECHERCHE

MODÉLISATION DU COURS


Méthodologie de recherche I Samedi, déc 19 2009 

GSO-1001

MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE I

1-Modèle d’une démarche scientifique

1. Phase conceptuelle

  • Premières étapes de la phase de conceptualisation:
  • Problématique: – Définition du problème
  • - Importance de la recherche
  • - État de la question
  • - Questions de recherche

Le problème de recherche

  • La notion de problème de recherche fait référence à un trou, un écart dans les connaissances scientifiques sur une question spécifique.
  • Selon McGuigan (1990), toute recherche scientifique commence là où, d’une part, il existe déjà un certain niveau de connaissances et où, d’autre part, ces connaissances indiquent qu’il y a quelque chose que l’on ne connaît pas encore.
  • Les principales caractéristiques d’une bonne question de recherche sont les suivantes :
  1. - La question de recherche doit être pertinente
  2. - La question de recherche doit être claire et précise
  3. - La question de recherche doit être faisable
  4. - La question de recherche doit suggérer la direction à prendre pour réaliser la recherche.

Recherche qualitative et recherche quantitative

La recherche qualitative

  • La recherche qualitative est une orientation relativement nouvelle en science . Elle a pour but de générer de nouvelles connaissances pour la compréhension de phénomènes contribuant à améliorer la pratique dans les milieux d’étude (ex. en éducation). Elle met l’accent sur l’exploration en profondeur, de la richesse, de la complexité caractérisant certains phénomènes plutôt que l’établissement d’une relation de causalité entre des variables déterminées. Elle nécessite discipline, rigueur et un grand engagement de la part des chercheurs.
  • Il existe quatre approches distinctes en recherche qualitative :
  1. - La recherche phénoménologique : Ce type de recherche décrit des expériences individuelles exactement de la façon dont les personnes les vivent (les perceptions des sujets à propos de leur propre réalité)
  2. - La méthode inductive de l’élaboration d’une théorie (grounded theory) : Ce type de recherche ne s’appuie sur aucune théorie reconnue. On observe, recueille les données, les organise puis on développe des éléments théoriques
  3. - La recherche ethnographique (contribution de l’anthropologie) : Ce type de recherche se réfère au processus systématique d’observer, de détailler, de décrire, d’enregistrer et d’analyser les manières de vivre d’un peuple dans son environnement.
  4. - La recherche historique : Elle consiste à examiner les événements du passé. Par ex. : Qui étaient les universitaires avant la révolution tranquille au Québec ?

La recherche quantitative

  • Selon Legendre (1993), la recherche quantitative préconise l’utilisation d’instruments de mesure pour préciser les observations ainsi que l’utilisation de méthodes statistiques pour analyser et interpréter les résultats.
  • La recherche quantitative est apparue suite à l’essor de la psychologie expérimentale au XIXe siècle. Cette approche vise à réduire la subjectivité des chercheurs ainsi que les déformations que ces derniers peuvent apporter involontairement aux données recueillies. Les résultats doivent être indépendants de la personnalité des chercheurs.

-Inspiré de Poisson (1990)

Modèle d’un compte rendu scientifique:

  • Titre de l’article :
  • Auteur(s) :
  • Références :
  • Sujet :
  • Problème de recherche :
  • But de l’étude :
  • Questions de recherche :
  • Cadre de référence :
  • Hypothèses de recherche (s’il y a lieu) :
  • Méthodologie :
  • Résultats :
  • Conclusion :
  • Pistes de recherche :

Deuxième partie de la phase conceptuelle:

  • Phase conceptuelle: -Cadre théorique
  • -Recension des écrits
  • - Hypothèse

2. La recension des écrits

  • La recherche d’information permet de déterminer le niveau actuel des connaissances par rapport à un problème de recherche. La formulation du problème fournit des descripteurs (mots clés) devant servir à la recherche. Par la suite, dans des articles (scientifiques), des documents, des rapports, des thèses, on identifie les concepts ou la théorie qui serviront de cadre théorique.
  • Importance de la recension des écrits
  1. Connaître ce qui a déjà écrit sur le domaine qui nous intéresse nous évite de réinventer la roue, c’est-à-dire d’effectuer un travail de recherche déjà accompli (à moins si ce n’est, bien sûr, dans le but avoué de le reproduire)
  2. Être au courant des débats théoriques du moment
  3. Confronter ses idées avec celles des autres chercheurs
  4. Examiner l’opérationalisation des variables, le type de mesures, la taille de leur échantillon (etc.)…
  • Une recension des écrits comprend les étapes suivantes :
  1. Identifier et localiser les publications pertinentes
  2. Résumer et documenter les publications pertinentes
  3. Comparer et critiquer la contribution des chercheurs

Sources

  • La recension des écrits est basée sur différentes sources bibliographiques. Les sources bibliographiques sont les différents moyens utilisés pour transmettre et archiver des écrits. Généralement, on classifie les écrits en deux grands groupes, les sources primaires et les sources secondaires.

Sources primaires et secondaires

  • Les sources primaires sont celles où les auteurs présentent leur théorie personnelle ou le rapport original de leurs recherches personnelles:
  • Loiselle, J., Basque, J., Fournier, H. et Chomienne, M. (2004). Les habitudes de recherche et de traitement de l’information des étudiants universitaires utilisant des environnements d’apprentissage informatisés. Res Academica, 22(2), p.215-230.
  • Les sources secondaires sont celles où la source primaire est citée et présentée de manière résumée, par un autre auteur que celui de la source primaire, ex., les expériences décrites dans les manuels de psychologie, les dictionnaires, les articles de journaux.
  • Pinsonnault, P. (2004). La détection de la somnolence au volant : une préoccupation de premier ordre pour Nicholas Bourré. Entête, 4 (11), 1-2.

On distingue quatre moyens de diffusion de la littérature scientifique :

  • les livres, par ex., le livre de Reuchlin (1979), Psychologie, présente les recherches et les théories importantes pour l’ensemble du domaine de la psychologie, celui de Feldman et Rimé (1991), Fundamental of nonverbal behavior, fait le point sur les différents courants de recherche du domaine du comportement non verbal et celui de Bandura (2003), Auto-efficacité : le sentiment d’efficacité personnelle qui traite des dimensions individuelles et collectives de l’auto-efficacité.
  • les revues scientifiques (sources la plus souvent utilisées par les chercheurs), par ex., Res Academica, Revue des sciences de l’éducation…
  • Les actes des congrès (le délai de publication est en général d’au moins un an)
  • Les communications personnelles (des informations que s’échangent directement les chercheurs)

Cadre de référence : cadre s’appliquant surtout aux études exploratoires ou aux études descriptives.

  • - Il précise les types d’observations à faire et la nature des informations à recueillir
  • - Il présente les concepts qui seront analysés dans l’étude sans nécessairement les intégrer dans une théorie

Cadre conceptuel : ce cadre suppose un apport théorique.

  • - Il définit les concepts à l’étude
  • - Il précise les relations entre les concepts
  • - Il hiérarchise l’influence des concepts sur l’ensemble du phénomène étudié

Cadre théorique : ce cadre constitue un plan théorique.

  • - Il s’applique aux recherches de vérifications ou aux recherches confirmatoires
  • - Il présente une théorie déjà existante ou encore, une nouvelle théorie
  • L’élaboration d’un cadre théorique
  • L’élaboration d’un cadre théorique désigne en fait le processus de concrétisation de ce que l’on veut étudier scientifiquement. Trois opérations sont requises :
  1. l’inventaire des théories
  2. l’examen critique de ces théories (période où on se fait traiter de fou (folle) parce que l’on parle avec des livres)
  3. le choix de l’une d’entre elles, sa modification ou la construction d’une nouvelle théorie
  • Ce processus permet de passer à la question de recherche générale et plutôt abstraite aux comportements mêmes que l’on propose d’observer dans la réalité. On délaisse ainsi le côté abstrait pour passer au côté concret de la recherche.

L’opérationnalisation du cadre théorique

  • Opérationnaliser une recherche constitue une étape intermédiaire entre l’hypothèse de recherche et la vérification de cette hypothèse de recherche (s’il s’agit d’une recherche quantitative) ou l’atteinte d’objectif(s) de recherche (s’il s’agit d’une recherche qualitative). En d’autres mots, il faut identifier les concepts de la recherche, les définir et déterminer les dimensions, les composantes et les indicateurs ou indices (s’il y a lieu).
  • Un concept : un concept est une représentation abstraite d’un objet réel (table qui représente l’ensemble des tables) ou un construit, ex. attachement maternel, épuisement professionnel. On peut construire une carte conceptuelle à partir des connaissances acquises lors de l’exploration de la recension des écrits et en se basant sur la théorie choisie.
  • Les dimensions : les dimensions sont des composantes des concepts (stratégie de recherche et de traitement de l’information)
  • Les composantes : les composantes sont des parties des dimensions. Par ex., les stratégies cognitives, affectives, de gestion et métacognitives sont des composantes du concept stratégie de recherche et de traitement de l’information
  • Les indicateurs ou indices : les indicateurs ou indices sont les signes ou les manifestations objectivement repérables et mesurables des dimensions d’un concept (par ex., l’acquisition de l’information, les attitudes, les connaissances, la valeur de la tâche, le temps, …)

L’hypothèse

  • En général, une hypothèse est une réponse provisoire à une question de recherche. C’est une tentative de résoudre le problème. Selon plusieurs auteurs et chercheurs, l’hypothèse est la clé de voûte de toute recherche expérimentale.

Les variables

  • Les variables sont par définition des caractéristiques de sujets, d’objets ou d’événements liés à des concepts ou construits et pouvant prendre diverses valeurs selon le type de recherche.
  • Dans le cas des recherches qualitatives, on ne parle pas de variables ni d’hypothèses. On parle de facteurs ou des concepts, des dimensions, des notions à l’étude, de buts ou d’objectifs.
  • Dans le cas de recherches descriptives simples (enquêtes ou sondages), on parle de variables à l’étude ou de variables associées (par ex. : Le taux de chômage en Mauricie).
  • Dans le cas d’une recherche expérimentale, elles sont des éléments d’une hypothèse dont on peut attribuer diverses valeurs et qui, comme leur nom l’indique, varient.

Il existe plusieurs types (catégories) de variables :

  • - Variable indépendante (VI) : cette variable est celle que l’on manipule pour en mesurer l’effet sur la variable dépendante. Elle est la cause. En d’autres mots, la variable indépendante est un facteur explicatif.(Ex. : Le cas d’un chercheur qui prédit que le degré de compréhension d’un texte technique dépendra du temps alloué aux participants pour la lecture du texte. Le temps = VI).
  • - Variable dépendante (VD) : cette variable est celle sur laquelle s’exerce l’action dans le but de mesurer des variations. Elle est l’effet. Elle subit l’influence présumée de la VI. (Ex. : Le cas d’un chercheur qui prédit que les participants tristes sont susceptibles de travailler plus lentement que les participants joyeux. Le temps = VD).
  • - Variable médiatrice : cette variable représente le mécanisme générateur ou le processus explicatif par lequel la VI peut arriver à influencer la VD. Par ex. : Variation stylistique (variable médiatrice) des autoportraits (VI) et adaptation de l’enfant à l’école primaire (VD).
  • - Variable modératrice : cette variable morcelle la VI en sous-groupes pour lesquels l’influence de la VI dur la VD sera différente. Par ex. : Effet du sexe (variable modératrice) sur la relation entre la solitude (VI) et la performance académique d’étudiants universitaires (VD).

La formulation de l’hypothèse de recherche

Deux formulations de l’hypothèse :

  • - une formulation logique comme une proposition conditionnelle «si…, alors…» : si telle condition est présente (état de la variable indépendante), alors tel phénomène doit être observé (état de la variable dépendante). Elle s’énonce au présent.
  • - une formulation mathématique comme une fonction : y = f(x), où la variable dépendante (y) est une fonction (f) de la variable indépendante (x).

Fortin (1996) relève certains facteurs comme étant essentiels à la formulation d’une hypothèse :

1) l’énoncé de relations (l’hypothèse doit prédire la relation entre les variables (la covariation) par ex. :

  • a. pour une hypothèse simple (relation d’association), on peut énoncer : «la variable X1 est reliée à la variable X2 dans une population particulière ») (p.103) : Les attitudes des enseignants de la maternelle selon le sexe des élèves
  • b. pour une hypothèse directionnelle (relation de causalité), on peut énoncer : «Le soutien préopératoire structuré est plus efficace pour réduire les perceptions de la douleur postopératoire et la demande d’analgésiques que le soutien postopératoire structuré. » (p.103)

2) le sens de la relation par les termes : «plus que, moins que, plus grand que, différent de »

3) la vérifiabilité : on doit être capable de mesurer et/ou d’observer dans la réalité les variables à l’étude (les perceptions, les attitudes, le comportement, les discours…). Par ex. : faire une recherche sur les « Rods » ou ovnis par une pêche en plein ciel.

4) la consistance théorique : on s’appuie sur des écrits

5) la plausibilité : on donne du sens et il faut que cela tienne la route.

  • À la suite de l’analyse des résultats, nous pouvons vérifier si ce que nous avons prévu dans l’hypothèse se produit ou non. Une hypothèse est confirmée lorsque la recherche démontre la véracité de la prévision élaborée à la fin du cadre théorique. Une hypothèse est infirmée lorsque la recherche ne peut montrer la véracité de la prévision élaborée à la fin du cadre théorique.
  • Il est important de réfuter (de rejeter) un préjugé répandu : si une hypothèse est infirmée par les résultats de la recherche, cela veut dire que tout le travail effectué est un échec et si une hypothèse est confirmée que la recherche a bien été menée. La valeur d’une recherche dépend des précautions que le chercheur place pour éliminer les biais susceptibles de se glisser dans le processus de collecte et d’analyse des données (par ex. les interactions entre les participants et l’expérimentateur, l’influence d’une première mesure sur une deuxième mesure, etc.).

Les critères d’une hypothèse

Cinq critères doivent être respectés lors de la formulation de l’hypothèse :

  1. l’hypothèse doit être empirique, c’est-à-dire qu’elle doit être opérationnelle, faisable et vérifiable
  2. l’hypothèse doit être en harmonie avec la littérature existante
  3. l’hypothèse doit être choisie avec un minimum de principes
  4. l’hypothèse doit produire des informations intéressantes pour la communauté scientifique
  5. l’hypothèse ne doit pas entraîner de problèmes d’éthiques.

Ces quelques critères pourront servir d’évaluation entre les bonnes et les mauvaises hypothèses.

Hypothèse ou objectif

  • À l’instar de Giroux et Tremblay (2002), il est important de réfuter que les hypothèses soient plus sérieuses et plus scientifiques que les recherches qui poursuivent un objectif. Le choix entre une hypothèse ou un objectif s’appuie sur l’état des connaissances du phénomène étudié. Que l’on énonce un objectif ou une hypothèse, cela demeure un moment important du processus de la recherche scientifique, car cela détermine la nature des données que l’on désire recueillir.
  • Un chercheur opte pour une hypothèse lorsqu’il existe de nombreuses données sur le phénomène (par ex. Vallerand avec l’étude sur la motivation avec les passionnés obsessifs et les passionnés harmonieux). Un chercheur va opter pour un objectif pour entamer une étude exploratoire lorsqu’il existe peu de données sur le phénomène étudié (par ex. l’étude de la cyberindépendance).

L’analyse conceptuelle

  • L’analyse conceptuelle est l’étape qui permet de «traduire en termes concrets et mesurables (nos concepts) » (Giroux et Tremblay, 2002, p.49) soit identifier les concepts de la recherche, les définir et déterminer les dimensions, les composantes et les indicateurs ou indices (s’il y a lieu) (voir les notes du cours 4 pour la définition des termes).
  • L’analyse conceptuelle en trois étapes :
  1. - Première étape : définir les concepts et les variables à l’étude. L’analyse conceptuelle débute par le repérage dans la documentation des sens donnés par les chercheurs à chacun de nos concepts. Donc, on doit tenir compte des recherches antérieures pour définir nos concepts. Prenons un exemple tiré de Vallerand et Hess (2000), le concept d’humeur peut faire référence à toute une série d’états différents : joyeux, triste fâché, anxieux, surpris, déprimé, etc.
  2. - Deuxième étape : dégager les dimensions pertinentes à notre étude. Par exemple, pour le concept d’humeur, dans le contexte d’une étude, il n’est pas possible d’induire tous les états. On peut choisir la représentation la plus concrète du concept « humeur » que l’on veut étudier soit la joie et la tristesse comme l’ont fait Forgas et Fielder (1996).
  3. - Troisième étape : opérationnaliser les concepts. Maintenant, il faut rendre nos concepts mesurables ou observables afin que d’autres personnes puissent évaluer les mêmes concepts que nous et obtenir les mêmes résultats. Ainsi dans l’exemple de l’humeur, les chercheurs ont émis que l’humeur influence la discrimination intergroupe. Dans leur étude, les participants devaient regarder de courts extraits de films (manipulation) provoquant des humeurs joyeuses ou tristes avant de procéder à une série de jugements sociaux pouvant mener à divers niveaux de discrimination intergroupe.

3. Phase méthodologique

  • La méthodologie est la «stratégie, le plan d’action, le processus sous-jacent aux choix et à l’application de techniques de travail spécifiques nommées méthodes. Elle fait le lien entre le choix des méthodes et les résultats attendus.» (Crotty, 1998, p.3).
  • La méthodologie est comme «l’ensemble des perspectives sur la recherche ; elles dégagent une vision de la nature de la recherche et comment celle-ci devrait être conduite.» (Potter, 1996, p.50).
  • En comprenant bien ces définitions, on voit que les méthodes de travail (techniques de collecte de données, techniques d’analyse) ne constituent pas en elles-mêmes la méthodologie, mais bien l’opérationnalisation des choix méthodologiques.
  • En fait, ce qu’il est important de comprendre, c’est que faire une recherche scientifique dépasse la décision d’effectuer, par exemple, dix entrevues auprès d’enseignants experts en enseignement stratégique. Réaliser une recherche scientifique, c’est situer le problème de recherche, le cadre théorique et la méthodologie dans un ensemble logique et cohérent (des choix raisonnés). Une fois la méthodologie définie, le chercheur choisit des techniques de travail, des façons de recueillir des données que l’on désigne les méthodes.
  • Le biais, c’est toute condition ou tout ensemble de conditions qui risque de fausser les résultats. Plusieurs facteurs liés à la recherche peuvent être biaisés : le chercheur, les sujets, l’échantillon, les instruments de mesure, les données.
  • La manipulation, c’est l’introduction d’une variable indépendante (traitement, intervention, programme) dans une situation de recherche et la vérification de l’effet de cette variable sur une variable dépendante ou plus.
  • Le contrôle, c’est un ensemble de moyens utilisés pour réduire au minimum, voire éliminés, les sources d’erreur et les influences extérieures pouvant affecter les résultats d’une recherche.
  • La causalité: selon la théorie de la causalité, les phénomènes ont des causes, et les causes produisent des effets : la complexité des relations causales ne nous permet pas toujours de désigner chaque variable comme la seule cause possible de l’apparition d’un phénomène particulier.
  • La probabilité, c’est un principe scientifique selon lequel il n’y a aucune certitude absolue, en particulier dans les relations de cause à effet, qu’un événement se produise.
  • La validité interne, elle fait référence aux conclusions plausibles sur la relation de cause à effet reliant la variable indépendante au changement dans la variable dépendante.
  • La validité externe, elle fait référence à la possibilité de généraliser des résultats à d’autres populations.

Les types de recherche

Classification des types de recherche en fonction du but visé

  • Études d’exploration et de description des phénomènes, (Niveau 1 et Niveau 2) peuvent être des recherches quantitatives (enquêtes, sondage) ou des recherches qualitatives ayant un devis descriptif si on part de la situation pour conceptualiser un événement ou d’un devis exploratoire descriptif si on part d’un ou des concepts pour décrire une situation. Avoir un devis descriptif signifie que la démarche et les outils de cueillette de données puissent nommer, classifier, décrire une population ou conceptualiser une situation. Les variables ou les concepts sont aléatoires (soumis au hasard).
  • Études d’exploration et d’explication de relations entre les phénomènes (Niveau 3), sont des recherches de vérification de modèles théoriques. Les variables ou les concepts sont choisi( e)s.
  • Études de vérification de relations de causalité, (Niveau 4), demandent un devis explicatif et prédictif. Elles sont des recherches expérimentales.
  • Recherche quantitative
  • La recherche quantitative peut être regroupée en trois modèles que les auteurs appellent 1) modèle expérimental, 2) modèle quasi expérimental et 3) modèle pré-expérimental.

Échantillonnage

  • Vous travaillez avec des échantillons. La nature fondamentale de l’échantillon tient à une seule caractéristique : observer une partie seulement d’un ensemble particulier (les cerises, la soupe…) dans le but de porter un jugement global ou de connaître l’ensemble dans son entier.
  • Cela permet d’économiser considérablement du temps et de l’énergie malgré le risque que l’on court de se tromper ou de tirer une conclusion erronée au sujet de l’ensemble.
  • Selon Fortin (1996), l’échantillonnage est « le procédé par lequel un groupe de personnes ou un sous-ensemble d’une population est choisi en vue d’obtenir des informations à l’égard d’un phénomène, et de telle sorte que la population entière soit représentée. »
  • La population est par définition, un ensemble d’éléments possédant une ou plusieurs caractéristiques en commun. Ces éléments peuvent être des sujets (individus), des objets ou des événements.
  • Exemple: Le chercheur a choisi une population mère, celle des étudiants universitaires du Québec. La population accessible est constituée de sujets qui fréquentent l’UQTR pour leur formation universitaire. L’échantillon est constitué des étudiants du baccalauréat en communication sociale et en loisir.
  • Malheureusement, en réalité, un échantillon n’a pas toujours les mêmes caractéristiques que sa population mère. La représentativité d’un échantillon comporte une marge d’erreur qu’on nomme une « erreur d’échantillonnage ».
  • Lorsque l’on parle de la façon dont les unités statistiques ont été retenues, cela correspond à la méthode d’échantillonnage. Les méthodes ou techniques d’échantillonnage se divisent en deux grandes catégories :
  • 1) l’échantillonnage probabiliste et 2) l’échantillonnage non probabiliste.
  1. l’échantillonnage probabiliste : le choix de l’échantillon repose sur le hasard. Voici trois types d’échantillonnage probabiliste :
  • a. l’échantillonnage aléatoire simple : technique qui considère que chacun des éléments (sujets) d’une population cible ou donnée a une chance égale de faire partie de l’échantillon. (Méthode la plus facile)
  • b. l’échantillonnage aléatoire stratifié : technique qui consiste à diviser la population cible ou donnée en strates, c’est-à-dire, en sous-groupes et à tirer au hasard un échantillon dans chaque strate.
  • c. l’échantillonnage en grappes: technique qui consiste à prélever au hasard les éléments de la population par grappes plutôt qu’à l’unité.
  • Avantages de l’échantillonnage probabiliste : Prudent et précis à cause des théories de l’échantillonnage
  • Inconvénients de l’échantillonnage probabiliste : Sensible aux imprévus au moment de la collecte des données

2.     l’échantillonnage non probabiliste : le procédé de sélection où tous les éléments (sujets) n’ont pas la même chance de faire partie de l’échantillon. Voici quatre types d’échantillonnage non probabiliste :

  • a. l’échantillonnage accidentel : technique où les éléments (sujets) sont choisis par le chercheur au fur et à mesure qu’ils se présentent à un endroit déterminé, à un moment précis.
  • b. l’échantillonnage par quotas : technique qui consiste à diviser la population cible ou donnée en strates, c’est-à-dire, en sous-groupes à l’intérieur de la population (âge, groupes ethniques) proportionnellement à cette population. Il est le type le moins imparfait de l’échantillonnage non probabiliste.
  • c. l’échantillonnage par choix raisonné : technique où les éléments (sujets) sont choisis par le chercheur pour constituer un échantillon de sujets ayant des caractéristiques typiques du groupe auquel ils appartiennent.
  • d. l’échantillonnage de volontaires : technique faisant appel à des volontaires pour former l’échantillon. (Méthode souvent utilisée en sciences sociales et humaines)
  • Avantages de l’échantillonnage non probabiliste : simple à organiser, peu coûteux
  • Inconvénients de l’échantillonnage non probabiliste : création de biais par le manque de représentativité de la population cible (il ne donne pas une chance égale à chaque sujet de la population cible), limite la généralisation des résultats.

La taille de l’échantillon est le nombre de sujets (participants) à considérer pour former un échantillon. Fortin (1996) mentionne plusieurs facteurs à tenir compte pour estimer la taille de l’échantillon. On y retrouve entre autres :

  • - le but de l’étude (explorer et décrire des phénomènes
  • - l’homogénéité de la population concernant le phénomène étudié
  • - la technique d’analyse statistique

On doit bien déterminer le nombre de sujets à inclure dans l’échantillon afin d’obtenir des résultats possibles de notre étude, c’est-à-dire, une mesure.

  • Instruments de mesure : méthodes et techniques

Dans les écrits portant sur les méthodes de recherche, trois méthodes sont souvent mentionnées : l’expérimentation (méthode expérimentale), la méthode d’enquête et la méthode d’analyse des traces.

  • Expérimentation (méthode expérimentale)
  • La méthode expérimentale veut mettre en évidence les liens de cause à effet entre un phénomène et ses déterminants (facteurs). Elle est très souvent utilisée en sciences de la nature. Cependant, elle est souvent inapplicable en sciences humaines. Nous avons vu les modèles, les caractéristiques et les devis pouvant s’appliquer à l’expérimentation, au cours 7, section recherche quantitative.
  • Techniques les plus appropriées : 1) le questionnaire (instrument de collecte consistant en un document sur lequel sont inscrites des questions et les réponses des participants), 2) la technique de l’entrevue (collecte des données qui consiste à recueillir le point de vue personnel des participants sur un sujet donné dans le cadre d’un échange verbal entre le chercheur et les participants), 3) la technique de l’observation (collecte des données où le chercheur mesure les caractéristiques de certains comportements des participants dans un contexte donné).

Méthode d’enquête

  • La méthode d’enquête permet de repérer les relations d’association entre un phénomène et un déterminant. Contrairement, à la méthode expérimentale, elle ne permet d’isoler les causes d’un phénomène.
  • Techniques les plus appropriées : 1) le sondage* (technique qui consiste à interroger une partie de la population au moyen d’un questionnaire pour obtenir des données sur l’ensemble d’une population) et le recensement (enquête menée au moyen d’un questionnaire généralement auprès de toute une population), 2) la technique de l’entrevue, 3) la technique de l’observation
  • Dans les écrits, nous retrouvons plusieurs types de sondages, le tableau suivant présente des avantages et des inconvénients des différents types de sondages.

Règle d’or pour la construction des questions

1. Éviter les termes ambigus

  • (inadéquate) Quel est le revenu de votre famille ?
  • (version améliorée) La somme des revenus annuels avant impôts touchés par vous et les personnes habitant sous le même toit que vous s’élève à :

2. Utiliser un vocabulaire usuel et éviter les termes compliqués

  • (inadéquate) Vous est-il arrivé de subir des blessures aux malléoles en jouant au soccer ? Oui___ Non___
  • (version améliorée) Vous est-il arrivé de subir des blessures aux chevilles en jouant au soccer ? Oui___ Non___

3. Employer des termes neutre

  • (inadéquate) Êtes-vous d’accord avec l’adoption d’une loi antitabac pour protéger la santé de la population ? Oui___ Non___
  • (version améliorée) Êtes-vous d’accord avec l’adoption d’une loi antitabac ? Oui___ Non___

4.Interroger sur un seul élément à la fois

  • (inadéquate) Votre père et votre mère ont-ils un emploi ? Oui___ Non___
  • (version améliorée) Quelle est la situation de votre mère sur le marché du travail ?
  • a) Travailleuse à temps plein (au moins 32h/sem en moyenne)
  • b) Travailleuse à temps partiel (moins 32h/sem en moyenne)
  • c) Sans emploi

5.Pas de négation

  • (inadéquate) Êtes-vous d’accord ou non avec le fait que l’association étudiante ne devrait pas utiliser les cotisations étudiantes pour une campagne publicitaire en faveur de la grève ? D’accord____ Pas d’accord____
  • (version améliorée) Êtes-vous d’accord ou non avec l’affirmation suivante :
  • L’association étudiante devrait utiliser l’argent des cotisations étudiantes pour le financement d’une campagne publicitaire en faveur de la grève. D’accord____ Pas d’accord____

6.Ne pas poser de questions d’anticipation ou de questions invraisemblables

  • (inadéquate) Croyez-vous que des OVNI viendront détruire l’Amérique du Nord à Noël ?

Méthode d’analyse des traces

  • La méthode d’analyse de traces est la méthode de recherche permettant d’établir des liens entre un phénomène et ses déterminants en faisant l’examen des traces laissées par les activités des humains.
  • Techniques les plus appropriées : 1) technique d’analyse historique (technique qui, après avoir établi l’historiographie du phénomène demande une évaluation critique interne et externe du matériel à l’étude, 2) technique d’analyse de contenu (technique qui consiste à établir des caractéristiques d’un corpus de données) et 3) technique d’analyse de registres statistiques (technique qui consiste à étudier des séries statistiques déjà rassemblées pour en dégager de nouvelles informations).

Formes d’entrevue

  • Fortin (1996) propose deux types d’entrevue en fonction de deux paramètres : le degré de liberté laissé aux répondants et le degré de profondeur de l’investigation. Cependant, on retrouve dans les articles scientifiques quatre formes d’entrevue :
  • - Entrevue dirigée, structurée ou uniformisée : entrevue qui requiert le plus de contrôle sur le contenu, le déroulement. Les questions sont fermées, c’est-à-dire, les réponses sont déterminées d’avance ;
  • - Entrevue non dirigée, ou non directive, non structurée ou non uniformisée : entrevue qui laisse libre la formulation et la séquence des questions qui ne sont pas prédéterminées ;
  • - Entrevue semi-dirigée, partiellement structurée : entrevue qui se situe entre les deux extrêmes ;
  • - Focus groupe : entrevue de groupe qui exige une grande vivacité d’esprit de la part de l’interviewer.

Étapes de l’entrevue

  • Étapes d’une bonne entrevue :
  1. Première étape : la discussion d’accueil
  2. Deuxième étape : le démarrage de l’entrevue
  3. Troisième étape : le corps de l’entrevue
  4. Quatrième étape : la clôture de l’entrevue

Observation

  • Dans la technique de l’observation, un effet entre en jeu, désigné effet d’intrusion. Certaines stratégies sont proposées pour contrer cet effet de déformation de la mesure d’un comportement étant provoquée par la simple présence d’un observateur.
  • - L’observation non dissimulée : le chercheur admet ouvertement qu’il observe
  • - L’observation participante : le chercheur s’intègre au groupe qu’il étudie
  • - L’observation dissimulée : le chercheur observe sans le dire
  • - L’observation non participante : le chercheur ne participa pas aux activités du groupe étudié

Types d’observations

  • On distingue deux types d’observations :
  1. Observation libre : technique d’observation régulièrement utilisé en anthropologie pour étudier l’étude des peuples. Les comportements observés ne sont pas déterminés d’avance
  2. Observation systématique : technique d’observation ayant des consignes rigoureuses dans une grille prévue à cet effet pouvant porter sur cinq dimensions différentes du comportement ; la fréquence, la durée, le contexte, l’ordre et la latence

Grille d’observation

  • La grille d’observation des comportements détermine les comportements à étudier et les dimensions de ces comportements qui devront être identifiées compte tenu de l’objectif et/ou l’hypothèse de recherche (Quoi, qui, où et quand).

La collecte et le traitement des données

  • PLAN DE TRAITEMENT DES DONNÉES:
  1. Numérotation des questionnaires remplis.
  2. Première inspection visuelle (questionnaires remplis et corrections au besoin).
  3. Fermeture des questions ouvertes (au besoin).
  4. Codification du questionnaire (réponses obtenues).
  5. Programmation informatique.
  6. Saisie des données.
  7. Deuxième inspection visuelle (données saisies).
  8. Traitement des données (à la lumière du plan d’analyse des données).

4. Phase empirique

PLAN D’ANALYSE DES DONNÉES

  • - Préparation de l’analyse
  • - Inspection visuelle des questionnaires.
  • - Fermeture des questions ouvertes.
  • - Programmation informatique.
  • - Saisie des données.
  • - Inspection visuelle des feuilles de saisie des données

Choix et exécution des analyses.

  • Analyse exploratoire
  • Vérification de la normalité des distributions des données
  • Identification des données aberrantes et valeurs extrêmes.
  • Analyse descriptive
  • Description des variables étudiées en lien avec les caractéristiques sociodémographiques des participants.
  • Comparaison des moyennes (Écart type; mesure de dispersion et moyenne; mesure de tendance centrale).
  • Analyse vérificatrice (s’il y a lieu)
  • Tester ou vérifier la confirmation ou l’infirmation des hypothèses.

PLAN D’INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS

Comparaison entre vos résultats et ceux des auteurs recensés

  • - s’ils sont identiques, similaires ou semblables, faire un constat de situations.
  • - s’ils sont différents ou contradictoires, alors fournir une explication ou justification scientifique ou « rigoureusement » logique.

Examen de vos résultats en lien avec :

  • - le problème de recherche (dans quelles mesures, vos résultats permettent-ils de résoudre partiellement ou totalement ou pas du tout le problème de départ ?).
  • - le but et les objectifs de l’étude (dans quelles mesures, vos résultats permettent-ils d’atteindre les objectifs visés ?).
  • - le cadre de référence (dans quelles mesures, vos résultats sont-ils conformes aux composantes de votre cadre de référence et aux relations que ces dernières entretiennent entre elles ?).

Examen des pistes de recherches futures à la lumière de :

  • vos résultats (non prédits ou non attendus et significatifs; prédits ou attendus et significatifs).
  • l’évolution des connaissances dans votre domaine ou sur votre problématique.

Examen des forces et limites de l’étude

  • théoriques.
  • pratiques.
  • méthodologiques.
  • analytiques.

MODÉLISATION DU COURS

Plan de communication Samedi, déc 19 2009 

GCO-1005

PLAN DE COMMUNICATION

1. Concepts fondamentaux

  • La communication est un processus prévisible, continu et toujours présent, de partage de significations à travers une interaction de symbole. Ce processus souligne une transaction, une interaction entre deux entités ou deux individus. ( Myers & Myers, 1990).
  • Elle est aussi l’instance de transmission, d’élaboration et de transformation de la pensée sociale. (Rouquette, 1998).
  • Le plan de communication: une planification organisée
  • - Précision des tâches à réaliser
  • - L’ordre d’exécution
  • - Le temps requis pour chacune des tâches
  • - Les objectifs
  • - L’évaluation de la démarche
  • Le plan de communication; un moyen de transmission de l’information ou un moyen de communiquer l’information ?
  • La transmission de l’information: processus supposant la faible rétroaction de l’auditoire
  • Des moyens de communication: des moyens supposant une interaction et une rétroaction de la part de l’auditoire

Le plan de communication en action sociale:

« repose sur la responsabilisation du citoyen en regard à sa propre vie. » (Corriveau, 2004)

  • La connaissance de son auditoire:
  • un principe incontournable pour la réalisation d’un plan de communication en action sociale.
  • Pour l’établissement de campagnes qui font du sens.
  • Pour que le message soit compris et intégré par l’auditoire.
  • L’articulation d’un message qui a du sens renvoie au principe de pertinence.

Le principe de pertinence

  • Il repose sur deux conditions permettant de rendre le contenu de son message intelligible et compréhensible pour l’auditoire.
  • Produire un discours adapté à un public déterminé dans le cadre d’une activité de communication légitimée
  • Offrir des possibilités d’ancrage à l’interlocuteur
  • Les possibilités d’ancrage à l’interlocuteur partent de sa participation et d’une communication participative.
  • Les principes de la communication participative
  • Les gens concernés participent à l’élaboration du projet de communication.
  • Ces personnes participent de manière adéquate aussi bien à la conception qu’à l’organisation des projets (date de réalisation, lieux.).
  • Ces personnes disposent d’un espace leur permettant d’apporter une contribution authentique dans l’exécution des projets. La communication participative doit pouvoir se justifier auprès des protagonistes concernées; soit celles et ceux qui auront à vivre le projet dans le geste de communication.
  • La population doit participer aux bénéfices de l’action proposée. En toute logique, la participation populaire doit s’étendre aux étapes d’évaluation et de correction. Finalement, en contrepartie, la logique citoyenne exige que les participants à ce projet appuient, aussi bien en amont qu’en aval, les décisions prises tout au long de la démarche (Corriveau, 2004)

Sommairement:

Le plan de communication en action sociale est caractérisé par:

  • - Son flux bidirectionnel (processus itératif et rétroactif).
  • - La connaissance approfondie de la communauté visée.
  • - La responsabilisation du citoyen vis-à-vis sa propre vie.
  • - La participation active du citoyen dans le processus par une communication participative
  • - L’articulation d’un message qui relève des principes de pertinence.

Étape 1

Faire préciser et accepter le mandat de l’intervention en indiquant clairement les collaborations et la chaîne de responsabilités.

  • - L’élaboration du protocole d’entente
  • - Le mandat
  • - Identification du lieu d’intervention
  • - Identification des principaux collaborateurs
  • - Objectifs
  • - Partage des responsabilités et identification du Comité de coordination COCO
  • - Échéancier
  • - Budget

L’étape 1: le principe de la gestion axée sur les résultats

  • - Permet de structurer la démarche pour la réalisation du plan de communication
  • - Établir les ressources investies dans le système de réalisation (intrants)
  • - Évaluer les réalisations immédiates attendues (extrants)
  • - Prévoir les conséquences cumulées des actions (les effets)
  • - Apprécier les conséquences à l’échelle macrosociale (impact)

La gestion axée sur les résultats

  • - Aide pour la formulation de demande de financement pour la tenue de campagne de communication
  • - Aide aux partenaires à rédiger, à débattre et à préciser
  • - Permet l’évaluation constante: cette méthode favorise la réflexion sur le travail réalisé
  • - Permet la présentation d’un tableau synthétique et concis; la synthèse est indispensable

Protocole d’entente:

« Le protocole d’entente est un instrument essentiel visant à établir une stratégie efficace et communautaire. C’est également un outil essentiel pour le transfert de connaissances en communication sociale. » (Corriveau, 2004)

Le protocole d’entente doit contenir les éléments suivants:

  • - Le mandat
  • - Le lieu d’intervention
  • - Les objectifs des parties concernées
  • - Le comité de coordination
  • - La description des responsabilités de chacune des parties
  • - L’échéancier
  • - Le budget

Le mandat consiste à élaborer clairement les paramètres de l’action, c’est-à-dire qu’est-ce qui est attendu de la part de l’organisme ou des organismes impliqués et qu’est-ce qui doit être réalisé par l’équipe.

Le lieu d’intervention: le territoire visé par l’équipe

Les collaborateurs:

  • - Décrire chacune des parties impliquées
  • - Nommez le ou les principaux organismes impliqués

Objectifs des partis concernés:

  • - Des organismes
  • - Du comité formé par des intervenants en communication sociale (étudiants)

Comité de coordination:

  • Le comité de coordination est à la base d’une structure de communication participative. Les membres du comité de coordination doivent être représentatifs de la communauté d’intervention et des partenaires du projet. » (Corriveau, 2004)
  • - Sa composition
  • - Son rôle en lien avec le mandat

Description des responsabilités des parties:

Pour l’organisme :

  • - Fournir de la documentation pertinente
  • - Fournir un support logistique si requis par le comité de coordination

Pour le comité de coordination:

  • - Vis-à-vis l’organisme
  • - Proposer un modèle de plan de communication selon ses besoins
  • - Vis-à-vis les étudiants
  • - Faire office d’intermédiaire entre l’organisme et le chef d’équipe ;
  • - S’assurer de la bonne circulation de l’information ;
  • - S’assurer du respect de l’échéancier

L’échéancier

  • Pour l’échéancier, être réaliste
  • Ne pas entreprendre des démarches que vous ne pourriez mener à terme
  • Durée de l’intervention avec les dates et les activités prévues (étape du plan de communication et principales dimensions de chacune des étapes)

Budget

  • Ne pas s’embarquer dans des dépenses trop onéreuses
  • Le temps c’est de l’argent

Étape 2

Obtenir la documentation pertinente sur le lieu d’intervention

  • - Examen ethnographique
  • - Examen statistique
  • - Examen des modalités structurelles et organisationnelles
  • - Cartographie du milieu

3 analyses complémentaires du lieu d’intervention

  • - Ethnographique
  • - Étude des modalités structurelles et organisationnelles
  • - Documenter statistiquement le phénomène relevé dans la communauté

L’ethnographie: caractéristiques communes et marquantes d’un lieu

  • - Caractéristiques historiques
  • - Caractéristiques démographiques
  • - Organisation sociale de la communauté

Il y a 4 phases d’analyse ethnographique:

Phase 1: la communauté et sa gouvernance

  • - Étude de la population (identification du lieu d’intervention)
  • - Examen de la structure administrative de la communauté (ensemble du personnel)
  • - Caractéristiques générales de la communauté, sa structure et son histoire, les événements marquants

Phase 2: Le capital social de la communauté

  • - Inventaire des organisations locales autres que gouvernementales (capital social)
  • - Évaluation des ressources liées au domaine de la communication
  • - Évaluation de la couverture médiatique

Phase 3: Les principaux acteurs de la communauté

  • - Inventaire du personnel rattaché directement à la problématique concernée
  • - Inventaire des politiques publiques mises en vigueur
  • - Inventaire des partenaires pouvant jouer un rôle dans la problématique concernée

Phase 4: Le chercheur en relation avec son objet d’étude

  • Autoévaluation du communicateur
  • Documenter statistiquement le phénomène relevé dans la communauté
  1. - Attention à utiliser des données se rapportant au lieu d’intervention
  2. - Façon synthétique de traduire la réalité
  3. - Mesurent l’ampleur du problème
  4. - Permet au communicateur de discuter d’un problème
  5. - Dans le cadre de vos travaux de session, le coco et les partenaires peuvent vous diriger vers une documentation pertinente et adéquate

La synthèse de l’étape 2: la réalisation de la cartographie multidimensionnelle

  • - Synthèse de l’ensemble des données recueillies
  • - Vise à soutenir les échanges entre les partenaires
  • - Aide à l’étape suivante

Étape 3

Préciser les modifications comportementales souhaitées conformément aux exigences de l’agir communicationnel, aux principes de la bonne gouvernance

  • - Identification d’un auditoire pressenti
  • - Production d’un tableau de croyances
  • - Prise en considération des éléments fournis par Glantz et Gallant

Premières questions à se poser

  • Qui est mon auditoire (à qui dois-je adresser mon message)privilégié? (à partir de la société analysée précédemment)
  • En vertu que quelle légitimité on pourra joindre ces personnes?

Pour en arriver à déterminer mon auditoire, il y a 4 considérations

  • - Déterminer le nouveau comportement à promouvoir
  • - Établir le bien-fondé d’une telle proposition (question éthique)
  • - Qui pourra se faire porteur du message dans la communauté désignée
  • - Vérifier l’acceptabilité sociale de l’hypothèse

Identification d’un auditoire pressenti

  • Utiliser les données de l’étape précédente

Les principales dimensions d’un public cible ou d’un auditoire pressenti

  • - Caractéristiques sociodémographiques
  • - Variables individuelles
  • - Variables sociales
  • - État du cycle de vie
  • - L’âge
  • - L’effet de génération
  • - L’effet de période

La modification comportementale chez l’individu

  • Varie selon ses perceptions, ses connaissances, ses aptitudes, ses croyances et ses habiletés.

L’axe de la modification de comportement:

  • Croyances valeurs attitudes habiletés comportement

Le principe de la bonne gouvernance

  • - Suppose la quête d’une situation améliorée ou d’un progrès
  • - Envisage alors la situation souhaitée, idéale
  • - Présente la pierre d’assise de toute la démarche du plan de communication
  • - Après avoir décrit la situation idéale, nous pourrons mesurer l’écart par rapport à la réalité (étape 5) et dégager les objectifs de communication qui viennent combler cet écart (étape 6)

Les précisions sur les modifications comportementales

  • Le tableau des croyances, valeurs, attitudes et habiletés

Étape 4

Préciser le type d’intervention au regard du projet

  • - Examen des contraintes
  • - Modifications judicieuses du projet
  • - Modification des responsabilités

Objectifs:

  • - Évaluer les contraintes dont on doit tenir compte dans le plan de communication et faire les ajustements nécessaires
  • - Évaluer les contraintes de concert avec les partenaires et le comité de coordination
  • - Émettre les lignes directrices et tracer un premier canevas de campagne

Évaluation des contraintes:

  • - Administratives
  • - Climatiques
  • - Culturelles
  • - Financières
  • - Doxiques
  • - Historiques
  • - Liées aux partenaires
  • - Politiques
  • - Relatives au mandat
  • - Religieuses
  • - Sociocontextuelles
  • - Techniques
  • - Temporelles

Après l’évaluation des contraintes:

  • Il faut faire les ajustements nécessaires et émettre les lignes directrices pour tracer un premier canevas de campagne.
  • - Repréciser
  • - Le but de l’intervention
  • - Les objectifs généraux
  • - Le mandat
  • - La sélection de l’auditoire
  • - Les acteurs institutionnels et les rôles
  • - Le protocole

Dégager le synopsis de la campagne de communication

  • - Les principaux messages
  • - Quels sont les éléments importants à faire connaître et quelles sont les motivations qui pourraient être invoquées?
  • - Le calendrier d’intervention
  • - On continue de le détailler…
  • - Les obstacles qui restent à surmonter
  • - Répartition des tâches

Étape 5

Décrire la situation initiale; analyser la structure du comportement de l’interlocuteur pressenti et en dégager les éléments favorables

  • - Enquêter sur l’auditoire pressenti
  • - Connaître la situation initiale afin de préciser les objectifs de la campagne à l’étape suivante (6)
  • - La démarche de communication sociale favorise le dialogue afin de savoir comment la population désire recevoir une information d’intérêt public
  • - Connaître leur opinion à propos de l’objet de la démarche
  • - Cette étape en est une décisive et fondamentale pour la suite des événements

Composantes de l’étape 5:

  • - Construction d’un outil de cueillette adéquat
  • - Pertinence de l’enquête auprès de l’auditoire pressenti
  • - Utilisation adéquate des grilles d’analyse
  • - Identification de nouvelles informations à prendre en considération

Les paramètres à évaluer pour la connaissance de l’auditoire pressenti

  • - Connaître les croyances
  • - Connaître les valeurs
  • - Connaître les attitudes
  • - Connaître les habiletés
  • - Connaître les motivations

Les grilles nous

  • - Fournissent des indicateurs
  • - Fournissent un cadre d’analyse
  • - Fournissent les paramètres à évaluer
  • - Fournissent les variables à mesurer
  • - Fournissent une lunette par laquelle nous pouvons voir et comprendre notre auditoire

L’utilisation des grilles

  • - Grille d’indicateurs sur le repérage des structures idéologiques (analyse sociale de l’auditoire)
  • - Pour la réalisation de cette grille, vous devez opter pour la méthode d’observation participante et la validation auprès de l’auditoire est requise
  • - Processus itératif et continu
  • - Rétroaction constante entre le milieu et le chercheur
  • - Le façonnement de l’opinion (approfondir la dynamique de la communication sociale)
  • - La communication est mise au centre de l’intérêt du chercheur. Pour la réalisation d’une telle collecte, vous devez vivre l’expérience avec le milieu.
  • - Processus itératif et continu
  • - Rétroaction constante entre le milieu et le chercheur

La motivation chez Vallerand

  • Analyse le degré de motivation chez l’auditoire en fonction d’une thématique précise (objet de votre campagne)
  • La motivation des individus face à un objet va conditionner la façon dont ils vont se comporter face à ce même objet
  • Permet d’évaluer le degré de motivation de votre auditoire face à l’objet de votre campagne de communication

Il y a 5types de motivation

1- Motivation intrinsèque:

  • Faire une activité pour le plaisir que cela nous procure
  • Pour la satisfaction que cela nous procure
  • Ex: je suis motivée à faire du ski car j’aime le plaisir de la glisse et la vitesse

2- Motivation extrinsèque

  • Lorsque l’individu agit en fonction d’une récompense ou de pénalisations
  • Ex: nous ne devons pas excéder les limites de vitesses car nous pourrions recevoir un billet de contravention
  • Il y a deux types de motivation extrinsèque

3- De régulation externe

  • Les comportements sont attribuables à des facteurs externes (récompenses ou punitions)
  • Ex: les billets de loterie

4- Identifiée

  • L’individu accepte et valorise l’action qu’il réalise, il l’a juge importante pour lui
  • Cautionne une action même si le geste ne représente aucun intérêt en soi
  • Ex: l’usage du condom (absence de plaisir dans l’immédiat mais assure des pratiques sexuelles saines)

5- L’amotivation

  • Un individu est amotivé lorsqu’il n’établit aucun lien son comportement et ses conséquences, il y a une absence de motivation
  • L’autodétermination et la motivation
  • Plus un individu est motivé (motivation intrinsèque), plus il sera autodéterminé par rapport à l’action et dans son comportement
  • Donc, il faut savoir à quel niveau notre auditoire est motivé par rapport à l’objet de notre campagne de communication
  • Contrôle des variables de l’étape 5

Étape 6

Énoncer les objectifs de la campagne de communication à court et à long terme

  • - Production d’un tableau d’adéquations
  • - Créativité des activités proposées
  • - Validation par le modèle transthéorique –MTT

Cette étape vise essentiellement l’exploitation des résultats obtenus

À partir de l’étape 3 (identification d’une situation désirée) et en tenant compte de l’étape 5 (situation initiale), il s’agit de comparer les renseignements obtenus afin de dégager l’écart (écart = objectifs de communication)

  • Les objectifs de communication = réduire l’écart et travailler sur les éléments défavorables de l’étape 5
  • Réalisation d’un tableau d’adéquation

Les activités de communication vont découler des objectifs

  • - Établir la liste des objectifs de communication obtenus par la grille d’adéquation
  • - Test de validation interne (le MTT de Prochaska, 1996) (seulement lorsqu’un changement de comportement est souhaité)
  • - Test d’approbation avec le comité de coordination (COCO)- Élaborer une série d’activités de communication
  • - Évaluer les activités (en fonction des objectifs de la campagne)
  • - Se positionner par rapport aux différents objectifs de communication en fonction des activités élaborées
  • Est-ce que cette activité répond aux objectifs de la campagne de communication
  • Est-ce que mon programme d’activités de communication accompagne le projet de modification comportemental proposé?

Étape 7

Établir la séquence des activités en fonction des modifications comportementales souhaitées

  • - Description des objectifs en fonction des activités
  • - Description des activités afin d’en dégager les dimensions communicationnelles (tableau)
  • - Notions de variables dépendantes et indépendantes
  • - Établissement de la séquence en fonction de la modification comportementale souhaitée

La notion de variables dépendantes et indépendantes

  • Les variables indépendantes (la source, le receveur, le message et le canal) précisent et représentent les gestes de communication

Le type d’activités

  • - À qui elles seront destinées
  • - Le type de message à être diffusé
  • - Le moyen de diffusion du message

La variable dépendante fait référence à l’impact produit (changement de comportement, adoption d’habitudes saines, etc…)

  • Permet de déterminer la teneur communicationnelle des activités (persuasion)

Description des objectifs en fonction des activités

  • - Calendrier
  • - Objectifs principaux selon l’activité
  • - Objectifs secondaires atteints par l’activité
  • - Description de l’activité
  • - Décrire en détail les activités

L’agir communicationnel en 12 étapes

  • 1- Est exposé à la communication
  • 2- Porte attention
  • 3- Apprécie, s’y intéresse
  • 4- Acquiert une compréhension du propos
  • 5- Acquiert une habileté
  • 6- Conduit à un changement d’attitude
  • 7- Mémorise le contenu de l’information
  • 8- Procède à la recherche et au recouvrement de l’information
  • 9- Se décide sur la base de l’information retrouvée
  • 10- Agit en accord avec la décision prise
  • 11- Constate un renforcement du geste désiré
  • 12- Observe une consolidation post-comportementale

Préciser le potentiel communicationnel (par rapport aux 12 étapes)

  • Mettre en séquence les activités par rapport aux 12 étapes

Étape 8

  • - Retenir un modèle d’évaluation
  • - Production d’un tableau global des variables
  • - Production d’un canevas de focus group
  • - Production d’un questionnaire pour l’étape 12

Cette étape vise essentiellement à retenir un modèle d’évaluation et à prévoir l’évaluation en deux temps qui aura lieu subséquemment lors des étapes 10 et 12 du plan de communication

L’exercice d’évaluation est un mécanisme de contrôle des variables indépendantes

  • - le type d’activités
  • - À qui elles seront destinées
  • - Le type de message à être diffusé
  • - Le moyen de diffusion du message

L’évaluation en deux temps

1er temps

  • Au quart de la campagne: cueillette de données à l’aide de méthode dite qualitative (entretien semi-dirigé) (focus group)
  • - La présence significative de plusieurs représentants est nécessaire
  • - La présence de représentants de l’auditoire pressenti est requise
  • - Les activités de communication sont soumises à un examen

2e temps

  • Il s’agit de recueillir des données de nature quantitatives (questionnaires, etc…)
  • À la fin de la campagne (étape 12), l’évaluation de la campagne est très étoffée

L’évaluation sert à évaluer l’ensemble du processus de la démarche communicationnelle

  • Production d’un tableau global des variables
  • - Pour le premier quart de la campagne, les variables indépendantes doivent être évaluées
  • - Élaborer une liste des variables à mesurer et à évaluer
  • - Formuler des questions permettant l’évaluation de ces variables

Étape 9

Lors de cette étape:

  • La campagne est en cours
  • La réalisation de la première évaluation (1/4 de la campagne s’effectue – étape 10)
  • La réalisation de l’étape 11 (Apporter des modifications si nécessaire à la suite de la première évaluation lors de l’étape 10)

Étape 10 à 13

Étape 10:

Évaluer la campagne en cours; première évaluation à près du quart du déroulement de la campagne

Le meilleur temps pour l’évaluation de la campagne en cours est déterminée par l’équipe

  • - Permet de mesurer la perception de l’auditoire pressenti par rapport à la campagne en cours
  • - Permet le réajustement et la rectification (étape 11: apporter des modifications si nécessaire)

Le groupe de discussion (focus group)

  • - Usage de questions semi fermées, c’est-à-dire que les questions sont connues, mais les réponses demeurent au gré des personnes interrogées
  • - Les questions doivent amener les personnes interrogées à s’exprimer librement
  • - Les questions ne doivent pas suggérer de réponses
  • - Il faut aller chercher la perception des gens, les gens doivent se raconter à travers l’expérience de la campagne
  • - L’utilisation d’enregistrement doit au préalable être clairement explicitée aux participants et acceptée par ceux-ci
  • - La discussion est libre (tout en étant dirigé par l’animateur)

Étape 11:

  • Apporter des modifications si nécessaire; réalisation d’activités complémentaires
  • Cette étape vise à réajuster le tir de la campagne à la suite des résultats de l’évaluation
  • L’esprit d’équipe demeure essentiel
  • Revoir avec le COCO comment des modifications pourraient être apportées et la nécessité d’en apporter

Étape 12:

  • - Dresser un dernier bilan (vive la métho!!)
  • - Réaliser la deuxième évaluation de la campagne
  • - Nous voulons savoir si il y a eu des changements chez l’auditoire
  • - Nous voulons connaître les impacts de la campagne
  • - Changement de comportement
  • - Adoption d’un comportement préventif
  • - Niveau de connaissance plus élevé par rapport l’objet de la campagne

Étape 13:

  • - Produire un rapport final
  • - L’importance de la tenue d’un journal de bord (notes de terrain)
  • - L’organisation de l’information est condensée (GAR)
  • - Remercier la communauté (activités d’animation)
  • - Rappel des objectifs
  • - Leurs justifications
  • - Les partenaires
  • - Le déroulement des événements
  • - Les résultats obtenus

Plan de communication VS lien social

  • Le message et la cohésion: Selon la théorie de la probabilité d’élaboration, un récepteur a tendance à élaborer sur un message en fonction de ses aspects qui sont pertinents sur un plan personnel. Les messages peuvent donc nous impliquer. C’est d’ailleurs ce que favorise le plan de communication: la communication participative. L’argument doit donc être fort afin de renforcer le message et de sentir au public qu’il est impliqué. De cette façon, le message devient cohérent aux yeux du récepteur et amène une cohésion qui consolide le lien social.
  • Valeurs: Pour produire un bon plan de communication, il est primordial de dresser un profil de notre communauté afin de connaître ses croyances et valeurs (Étape 3). Si nous ne prenons pas en compte les valeurs et les points de vue de notre public cible, si nous ne tenons pas compte de la place qu’il occupe en société (Théorie des points de vue de Harding et Wood), le lien social se fragmentera. Des places (ou des points de vue) différents produisent des interprétations et des justifications différentes d’une même « réalité » ou d’un même objet. Nous souhaitons dans le plan de communication que notre public cible aie la même interprétation que nous, émetteurs (approche interprétative de l’audit de communication). Cette étape est très importante car si nous ne la réalisons pas d’une bonne façon, le lien social est facilement fragmenté.
  • Normes et documentation: Une norme du plan de communication est de se documenter sur le contexte, le public cible et la problématique (ethnographie, statistiques etc.). Il est important d’être bien informé avant d’énoncer nos objectifs de communication. Il faut se servir d’hypotextes (textes d’origines) pour produire notre hypertexte (notre plan de communication). Cette norme se veut être une façon d’amener une cohérence et une pertinence (principe du plan de communication) et ainsi aider à consolider le lien social.

MODÉLISATION DU COURS

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