Relations de presse (commandites, éthique) Dimanche, déc 20 2009 

JOU-1001

Les commandites : Introduction au capharnaüm!

Les commandites: définitions

  • C’est une relation d’intérêts entre deux ou plusieurs parties construites autour d’un partage de valeurs.
  • C’est une relation bi-directionnelle qui profite à toutes les parties impliquées.

Les commandites

  • C’est un échange qui prend la forme de:
  • Financement
  • Partage de risques
  • Offre de services (temps, matériel, autres)
  • Échanges de différentes natures

L’offre de commandite

  • Ce n’est pas une demande, c’est une offre!
  • Elle doit positionner les partenaires d’égal à égal.
  • Elle s’énonce par écrit dans un cahier de charges ou contrat de commandite
  • Elle est le fruit d’une réflexion stratégique!

La stratégie

  • Le commanditaire fait partie intégrante de votre projet. Il faut le choisir adéquatement.
  • Correspondance avec votre mission et objectifs
  • Partage d’intérêts communs
  • Possibilité d’un échange à long terme
  • Vous devez estimez les retombées autres que financières

Le contrat de commandite

  • Il comprend:
  1. La présentation du projet ou de l’événement
  2. La documentation du projet ou de l’événement (statistiques, retombées économiques, public-cible, etc.)
  3. L’offre de partenariat ($, services, échanges ou autres)
  4. Plan de visibilité
  5. La demande chiffrée et documentée
  • Présentation du projet ou de l’événement
  1. C’est ni plus ni moins qu’un plan d’affaires
  2. Mission de l’événement ou du projet
  3. Objectifs de l’événement ou du projet
  4. Les caractéristiques originales du projet
  5. Budget passé, prévsionel et futur
  • La documentation du projet ou de l’événement
  • Doit comprendre
  1. Des données sur les publics ciblés
  2. Les retombées possibles ou réelles (économiques, sociales, culturelles, politiques)
  3. Les promoteurs
  4. Les autres partenaires réels ou potentiels
  • L’Offre de partenariat
  • Doit établir
  1. Les montants, les services ou les échanges prévus
  2. Les avantages du partenariat
  • Le plan de visibilité
  1. La valeur réelle de l’offre
  2. Les attentes du promoteur face au commanditaire
  3. Les engagements du promoteur face au commanditaire
  • La demande chiffrée et documentée
  1. La demande doit être assortie
  2. D’un budget
  3. Respect du ratio 2/3 – 1/3
  4. La justification des usages des sommes, services ou produits échangés
  5. Les retombées potentielles et réelles de l’offre pour le commanditaire

Pendant l’événement

  • S’assurer du respect intégral par les deux parties du contrat de commandite
  • S’assurer de la satisfaction du partenaire
  • Savoir s’ajuster!
  • Ne jamais prendre une décision sans consulter le partenaire!
  • Constituer les archives (publicités, reportages, etc.)

Après le projet ou l’événement

  • Remettre un dossier complet d’archives au commanditaire
  • Remettre un document d’évaluation au commanditaire
  • Faire participer le commanditaire au processus d’évaluation
  • Prévoir tous les remerciements qui s’imposent!

L’éthique, les relations publiques et les relations de presse

Qu’est-ce que l’éthique professionnelle?

  • Un cadre de comportements.
  • Des paramètres pour protéger le public, les professionnels et les partenaires.
  • Une marche à suivre pour travailler consciencieusement.
  • Un frein au chaos!

Le code d’Athènes

  • Code d’éthique international des praticiens en relations publiques
  • Adopté par l’international Public Relations Association à Athènes le 12 mai 1965.
  • Modifié à Téhéran le 17 avril 1968
  • Tous les pays membres de l’Organisation des Nations Unies sont signataires
  • Les règles
  • Tout membre doit:
  1. – Contribuer à la réalisation de ces conditions morales et culturelles qui permettent à l’homme de s’épanouir et de jouir des droits imprescriptibles qui lui sont reconnus dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
  2. – Créer des structures et des canaux de communication qui, en favorisant la libre circulation des informations essentielles, permettront à chaque membre du groupe de se sentir informé, concerné, responsable et solidaire.
  3. – Se comporter en toutes occasions et en toutes circonstances de façon à mériter et à obtenir la confiance de ceux avec lesquels il se trouve en contact.
  4. – Tenir compte que, du fait du caractère public de sa profession, son comportement, même privé, aura une répercussion sur les jugements portés sur la profession dans son ensemble.
  • Les prescriptions
  1. – Respecter les principes et les règles morales de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme
  2. – Respecter et sauvegarder la dignité de la personne humaine et reconnaître à chaque individu le droit de former, lui-même, son propre jugement.
  3. – Créer les conditions morales, psychologiques, intellectuelles du vrai dialogue; reconnaître le droit aux parties d’exposer leur point de vue.
  4. – Agir, en toutes circonstances, de façon à tenir compte des intérêts respectifs des parties en présence: ceux de l’organisation qui utilise ses services, comme ceux des publics concernés.
  5. – Respecter ses promesses, ses engagements, qui doivent toujours être formulés dans des termes qui ne prêtent à aucune confusion et agir honnêtement et loyalement en toutes occasions afin de maintenir la confiance de ses clients et employeurs, présents ou passés, et de l’ensemble des publics concernés par ses actions.
  6. – Jamais subordonner la vérité à d’autres impératifs.
  7. – Ne jamais diffuser des informations qui ne reposeraient pas sur des faits contrôlés et contrôlables.
  8. – Jamais prêter son concours à toute entreprise ou à toute action qui porterait atteinte à la morale, à l’honnêteté ou à la dignité et à l’intégrité de la personne humaine.
  9. – Ne jamais utiliser de méthode, ou moyens ou techniques, de manipulation en vue de créer des motivations inconscientes qui, en privant l’individu de son libre arbitre, ne l’obligeraient plus à répondre de ses actes.

Code de déontologie

  • Société des relationnistes du Québec
  1. On doit favoriser l’intérêt public et ne rien faire qui puisse être nuisible à l’exercice des relations publiques, à la collectivité ou à la société.
  2. On doit se conformer aux normes les plus strictes d’honnêteté, d’exactitude et de véracité. On ne diffuse pas sciemment une information fausse ou trompeuse.
  3. On doit protéger les confidences de ses clients et employeurs, actuels et passés.
  4. On ne doit pas représenter des intérêts en concurrence ou en conflit.
  5. On ne peut faire quoi que ce soit qui risquerait de corrompre l’intégrité des moyens de communication publique.
  6. On doit se conformer aux normes de la déontologie en ne sollicitant pas les clients d’autres relationnistes.
  7. On doit appuyer le présent code de déontologie.
  8. Si un membre a lieu de croire qu’un autre membre enfreint le présent code, il doit en informer la Société des relationnistes du Québec

Tisser le lien social à l’aide d’un projet

Un projet, c’est un ensemble relativement complexe d’activités et de tâches, toutes orientées vers un objectif précis et connu au départ; cet objectif correspond à la réalisation d’un extrant concret (l’événement, un produit nouveau…). L’atteinte de l’objectif du projet est objectivement vérifiable.

  • Esquisse d’un projet

Les phases de réalisation d’un projet

  • 1. L’orientation. Déterminer les motivations des membres de l’équipe et des partenaires.
  • 2. La conception. Déterminer le cadre de réalisation à l’intérieur duquel le projet va se dérouler (contexte)
  • 3. L’exploration. Y a t-il un besoin pour le projet ?
  • 4. La planification. Phase prévisionnelle: Déterminer le plan d’action (structurer les tâches) et les ressources nécessaires pour réaliser les tâches
  • 5. La production. Phase opérationnelle: Réaliser les tâches pour mener le projet à terme
  • 6. La diffusion. Phase d’exécution. Go. On réalise le projet.
  • 7. L’évaluation. Phase d’appréciation: Réaliser l’évaluation du projet et remercier les personnes impliquées dans le projet.

La phase d’orientation

  • A- Partager les différentes visions du projet
  1. - Vision du projet
  2. - Spécifier le message
  3. - Quelle est la critique que vous aimeriez lire dans le journal au lendemain de votre projet ?
  4. - Trouver un consensus
  • B- Cerner les motivations des participants (leader, bénévoles)
  1. - Pourquoi ?
  2. - Forces et faiblesses du groupe
  3. - Motivation commune (consensus)
  • C- Les réalités incontournables du projet
  1. -Dresser une liste des facteurs de risque
  2. -Dresser une liste des faits incontournables/contraintes
  • D- Délimiter l ’espace de réalisation
  1. -Synthèse des visions et motivations
  2. - Fixer l ’ordre de priorité
  • E- Établir le minimum vital
  1. - Cerner les éléments qui font consensus (les éléments à conserver coûte que coûte)
  2. - Découvrir la raison d’être du projet
  3. Avec ce minimum, l’équipe pourra s’épanouir et le projet (le message) risque de passer.

La phase de conception

  • a) Identifier le profil du projet
  • b) La mission
  1. - Générer l’idéal à atteindre
  • c) Définir les objectifs du projet
  1. - Mesurable/ Court, Moyen et long terme
  • d) Réaliser la cartographie du projet
  1. - Qui sont les joueurs impliqués dans le projet ?

  • Cette cartographie humaine doit être mise en relation avec deux grandes dimensions:
  1. -Tâche
  2. -Relation

La phase d’exploration

  • a) Y a-t-il un moyen de faire un pré-test ?
  • b) Est-ce que l’on peut évaluer si le projet est faisable ?
  • c) Avons-nous ciblé la bonne population pour le projet ?
  • d) Peut-on examiner les dangers potentiels ?
  • e) Établir les aspects critiques d’un projet.
  1. - Temporelle
  2. - Risque

La phase de planification

  • - Planification du projet
  • - Que doit-on faire et comment doit-on le faire (organigramme de tâches) ?
  • - Préciser les limites temporelles du projet (Diagramme de Gantt)
  • -Ressources physiques, financières et humaines

Caractéristiques d’une tâche:

  • 1) Une tâche nécessite généralement une allocation de ressources humaines, financières et matérielles ainsi qu’une durée.
  • 2) Une tâche peut être affectée à une personne ou à un groupe
  • 3) Très important de déterminer la nature de la tâche

Préparation d ’un organigramme de tâches (OT)

  • Un OT est la décomposition ordonnée et exhaustive de l’ensemble du projet et sert à analyser les tâches et les moyens nécessaires pour réaliser l’extrant.
  • L ’OT vous donne la structure de votre projet mais non la dynamique optimale pour réaliser votre projet.
  • Lorsque votre OT est complété, il faut réaliser vos fiches de tâches
  • Lorsque l ’OT fonctionnel est terminé, il faut le convertir en diagramme de Gantt.

Synthèse :

  • Selon la nature de votre projet, vous allez vivre les sept étapes à un rythme différent…
  • Pour réussir un projet, on se doit d’avoir un but commun (consensus ou minimum vital).
  • A priori tous les projets sont beaux… Par contre, en affaires vaut mieux être bon que beau. Donc, une évaluation est nécessaire.

Principes et processus de l’interaction sociale (Définition, Habermas et l’agir communicationnel) Lundi, déc 7 2009 

GSO-1003

HABERMAS ET L’AGIR COMMUNICATIONNEL

1- Le modèle de la communication selon Habermas

  

La communication selon Habermas

  • La communication repose sur un contrat social.  Un consensus de la population pour réaliser quelquechose en société. 
  • La communication vise l’intercompréhension et le consensus à travers un ensemble plus ou moins bien défini d’ententes intersubjectivement partagées
  1. Entente:  accord entre 2 ou plusieurs parties
  2. Intersubjectivment: entre sujets engagés dans l’action
  3. Partagée: vécue et comprise par les parties

2- Le modèle de l’interaction selon Habermas 

L’interaction sociale selon Habermas

 

  • Structuraliste: Les structures aliènent l’homme.  De la pensée de Rousseau : “L’Homme naît bon, et c’est la société qui le corrompt.”
  • Fonctionnaliste: Causes et effets, objectifs précis.  De la métaphore du télégraphe.
  • Pragmatique: Suit une logique en s’appuyant sur des faits.
  • Critique: Remise en cause des points de vue, vision souvent négative.
  • La communication est l’unique processus qui permet de construire le lien social.

 3- Habermas et l’espace public

  • L’espace public est un lieu de médiation entre l’État et la société.
  • C’est un espace qui reconnaît la discussion publique (argumentation) comme fondement de la démocratie.
  • L’espace public est beaucoup plus grand que l’espace politique parce que beaucoup plus large et comprenant tous les domaines.

3.1. La société: un réseau d’interactions (modèle)

  • La société s’entend et s’interprète comme un réseau d’interactions entre individus.
  • 2 types d’actions sociales:
  1. Agir stratégique: gagnant/perdant, logique instrumentale, rapport de force
  2. Agir communicationnel: notion de partage, entente des partenaires
  • Les conditions au consensus communicationnel (Lien avec socio po):
    • Prétention à la validité
    • Partage intersubjectif des prétentions
    • Possibilité d’argumentation

En somme, nous savons que l’interaction est un processus continu (1); centré sur le partage de significations, valeurs, normes, etc. (2); omniprésent, soit qu’il est impossible de ne pas communiquer (3); qui ne vit que par les langages, et non pas que par les mots (4); prévisible, parce que gérer par des normes (5); qui se vit d’égal à égal ou à la verticale (6); transactionnel, les échanges d’informations de Watzlawick (7); qui comporte des transactions symétriques (ou asymétriques) et complémentaires (8); qu’il s’effectue à 2 niveaux : contenu et relation (9); qui repose sur des ententes intersubjectivment partagées (10); dans lequel les participants jouent un rôle, établit en fonction des intentions de chacun (11); qui se vit comme une action, de deux types soit: stratégique et communicationnel (12); à travers l’argumentation, sur l’espace public (13).

Principes et processus de l’interaction sociale (Objectif général et lien social) Lundi, nov 30 2009 

GSO-1003-00

OBJECTIF GÉNÉRAL

 

- Comprendre les principes et les processus de l’interaction sociale dans une perspective d’intervention en communication sociale. (Site web de l’UQTR)

- Comprendre la nature du lien social et être en mesure de poser un diagnostic sur la condition de celui-ci dans le contexte contemporain des études en communication sociale.

« Lorsque des personnes jusqu’alors inconnues l’une à l’autre se rencontrent, l’anonymat de leur relation qui, au mieux, ne fait que commencer à disparaître, se traduit pour eux-mêmes et pour les autres par de nombreux signes.  De même, lorsque des personnes en relation ancrée se trouvent sans encombre à portée de contact, le fait que leur relation n’est pas anonyme est indiqué.  En effet, dans les deux cas, les participants sont subtilement obligés de se traiter mutuellement de façon à révéler incidemment ces bribes d’information.  Toutes ces indications à propos des liens qui unissent les personnes, qu’elles impliquent des objets, des actes ou des expressions et à la seule exclusion de l’aspect littéral des énoncés explicites, je les nomme les «signes du lien ».

-Erving Goffman, La mise en scène de la vie quotidienne: les relations en public,

 Paris: Éditions de Minuit, 1973, p. 186.

LE LIEN SOCIAL

1- Le lien social

1.1 Nature et définition

  • Le lien social est le sens que prend une relation particulière pour un ensemble d’acteurs vivant dans des environnements conventionnés.
  • C’est un ensemble de relations sociales qui s’organisent autour de consensus plus ou moins explicites en vue de développer ou de maintenir un minimum de cohérence et de cohésion sociale.  Il implique l’existence de normes et de règles de conduite à respecter.
  • C’est une construction sociale, sur la base des relations sociales.
  • Selon Habermas, c’est un ensemble d’ententes intersubjectivment partagées. (modèle)
  • C’est un ensemble de conventions, implicites et explicites, qui dictent le comportement des membres d’une collectivité.
  • C’est un ensemble de croyances et de valeurs autour desquelles il existe un consensus au sein d’une collectivité.
  • Il est une grammaire du comportement en société.  Et un contrat implicite qui oriente les membres d’une collectivité.

 1.2 Le lien social comme objet d’étude et comme champs d’intervention

  • Goffman: L’identité d’une personne se construit dans son rapport à autrui.  L’identité résulte d’un processus complexe qui lie étroitement la relation à soi et la relation à autrui, l’individuel et le social.  Ainsi, identité égale rapport à autrui(modèle)
  • Marc Émond: Les déclinaisons de l’identité:
  1. Sentiment de soi: ce qu’on ressent à un moment précis
  2. Image de soi: façon dont on se voit dans la société à un moment précis
  3. Représentation de soi:  façon dont on se décrit, analyse de nous-même
  4. Estime de soi: façon dont on s’évalue
  5. Continuité de soi: propre perception du changement dans l’individu (stabilité)
  6. Soi intime : personne qu’on est intérieurement
  7. Soi social: identité qu’on montre aux autres dans un groupe (normes)
  8. Soi idéal: ce que l’on voudrait être (construit par l’influence de la société)
  9. Soi vécu: comment on se sent être, englobe l’identité et toutes les autres déclinaisons
  •  Mead (1): Les instances de l’identité:
  1. MOI : ensemble des rôles tenus en société, valeurs et normes de la société que l’on veut respecter
  2. JE: spontanéité et innovation personnelle, ce que l’on ressent
  3. SOI: c’est l’identité, l’association entre le MOI et le JE
  • Mead (2): La synthèse de l’identité:
  1. L’identité est un processus.
  2. L’identité est un rapport de forces entre l’individuel et le social.
  3. L’identité est une construction à travers différents types de relations sociales.
  4. L’identité se construit toujours en fonction des rapports à autrui.

2- Les types de liens sociaux

Les types d’interactions sociales

HUMAINES

MÉDIATISÉES

  • Individu-individu
  • Individu-individu
  • Individu-groupe
  • Individu-groupe
  • Groupe-groupe
  • Groupe-groupe
  • Groupe-communauté
  • Groupe-communauté
  • Communauté-communauté
  • Communauté-communauté
  • Les médias (notamment les médias de masse) sont l’intermédiaire entre ces gens, c’est la nature de cet intermédiaire qui va modifier le message.
  • McLuhan: les médias sont l’extension de l’homme.  Tout ce qui permet la communication à petite et grande échelle peut être considéré comme un média.

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