Animation et intervention des groupes de tâches (les groupes) Vendredi, déc 18 2009 

AEG-1019

ANIMATION ET INTERVENTION

Le groupe

Les caractéristiques du groupe :

Caractéristique #1 du groupe : L’objectif commun.

  • À des degrés différents, tous les membres d’un groupe sont mobilisés par une visée commune dont ils sont conscients. Ils peuvent cependant être en désaccord sur des questions particulières de méthode, de stratégie, d’échéances, mais tous valorisent la cible commune et cherchent à atteindre les mêmes résultats, habituellement dans des délais déterminés.
  • C’est au moment où tous les participants partagent cet objectif réellement et dans une mesure satisfaisante, en intégrant leurs objectifs personnels, ou en acceptant sincèrement de les laisser temporairement de côté, que peut s’effectuer le passage critique de la somme d’individus au groupe véritable.

Caractéristique #2 du groupe : Interaction psychologique.

  • C’est une mesure satisfaisante d’interaction psychologique, dépendance et influence réciproque, entre les participants, qui marque le début d’une certaine solidarité entre les membres. Moins les participants se connaissent mutuellement, plus il leur faut du temps pour se situer les uns par rapport aux autres, s’apprivoiser même dans une certaine mesure, avant d’être mobilisés par la cible commune et de s’engager dans le travail proprement dit. Lorsque l’objectif commun est précisé, valorisé et accepté à la satisfaction générale et que s’est établie une mesure satisfaisante d’interaction psychologique et de solidarité entre les membres, le groupe commence à vivre sa vie propre.

Caractéristique #3 du groupe : Existence collective.

  • Une troisième caractéristique s’ajoute aux deux précédentes pour que s’effectue le passage décisif de la collection d’individus au groupe ; il est nécessaire que tous acceptent de procéder à un rythme commun qui tienne compte de chacun et permette à chacun une adaptation socio-émotive satisfaisante par rapport à l’ensemble.
  • Pour que ces collections d’individus deviennent des groupes, elles doivent accepter de poursuivre collectivement un but perçu et valorisé comme commun, établir une mesure satisfaisante d’interaction psychologique et reconnaître que le groupe a une vie à lui, qu’il faut suivre de près et gérer.
  • Comme le dit Lewin (Resolving Social Conflict), l’essence d’un groupe, ce n’est pas la similitude ou l’absence de similitude entre les membres ou les participants, mais plutôt leur interdépendance. Cet aspect est essentiel, selon lui. Le groupe se caractérise comme « un tout dynamique », autrement dit, un changement dans l’une de ses parties entraîne un changement dans chacune des autres parties.

Définition de groupe :

  • Une personne morale, un système, un ensemble humain doté d’une finalité, d’une existence, d’un dynamisme et de phénomènes qui lui sont propres, distinct de la sommes des individus qui le constituent, mais étroitement tributaire des relations qui s’établissent entre les individus et la finalité, et entre les individus entre eux.

La division des groupes

On peut diviser les groupes d’après cinq critères, entre autres, bien définis.

Les critères de division de groupe :

Critère #1 : Selon leur dimension

  • Les groupes se subdivisent en petits groupes et en grands groupes.
  • Petit groupe : Aussi appelé groupe restreint ou microgroupe, le petit groupe permet à chacun des participants d’être face à face avec les autres et d’entrer en relation directe avec chacun sans devoir passer par un intermédiaire. Ce groupe comprend de deux à quinze personnes, l’idéal étant, selon l’expérience, la dizaine. Si le groupe dépasse ces dimensions, les liens entre les membres se multiplient de manière exponentielle (5 personnes = 10 liens, 10 = 45, 15 = 105, 20 = 190)
  • Grand groupe : Le macrogroupe, ou grand groupe, bénéficie d’un ou de plusieurs agents de communication – président, directeur, animateur, état-major, officiers, délégués, secrétaires, porte-parole des sous-groupes et autres-, qui s’interposent obligatoirement entre les membres et gèrent les échanges. La plupart des grands groupes sont généralement dotés de statuts ou d’un code de procédures réglementant les interventions.

Critère #2 : Selon leurs objectifs

  • Les groupes se décomposent en groupes de tâche, groupes de formation ou groupes mixtes selon les objectifs qu’ils poursuivent.
  • Groupe de tâche : Dans ce type de groupe, les participants se préoccupent essentiellement d’accomplir un travail, ils y consacrent tout le temps imparti et se dispersent une fois la tâche remplie. Toute l’activité de ce groupe est orientée vers la poursuite du but commun : décision à prendre, politique à adopter, budget à voter, synthèse à élaborer, plans de soins à définir. Tels sont les conseils d’administration, les comités de direction, les groupes de travail, les réunions de régie ou de coordination, les commissions parlementaires, par exemple.
  • Groupe de formation : Cette catégorie comprend les groupes de laboratoire, les groupes de thérapie, les trainings groups ou t-groups. Les participants se préoccupent principalement du fonctionnement du groupe ; généralement reconnus les uns des autres, ils font partie du groupe pour analyser le processus même des échanges et les relations interpersonnelles qui s’établissement entre eux. Ils partagent des propos, des idées, des réactions et des sentiments, sauf que le but de la rencontre n’est pas de parvenir à des conclusions ou à des résolutions, mais de mieux comprendre le « vécu ici et maintenant », comme le rappellent régulièrement les moniteurs de ces groupes.
  • Groupe mixte : Ce type de groupe joint au souci de productivité du groupe de tâche un aspect de la réalité psychologique du groupe de formation. Sa préoccupation principale demeure la solution des problèmes de tâche qui lui incombent. Mais pour atteindre pleinement son objectif sur les plans des idées et des réalisations, il cherche délibérément à assurer une entente réelle entre les membres aux plans social et émotif à garantir l’efficacité du fonctionnement collectif, quitte à se donner le temps et les moyens de dissiper les tensions et de résoudre les conflits qui peuvent se présenter.

Critère #3 Selon leur mode de mise sur pied

  • Les groupes se divisent en groupes spontanés et en groupes institutionnels ou structurés.
  • Groupe spontané : Aussi appelé groupe naturel, le groupe spontané est celui dont la naissance est imprévue, aléatoire ou gratuite, et voulue par les membres eux-mêmes. Dans ce cas, tous sont plus ou moins sur un pied d’égalité ; l’interaction est spontanée et naturelle ; rien de la force à se maintenir, si ce n’est le souci de trouver une solution au problème qui préoccupe chacun des membres.
  • Groupe institutionnel ou structuré : La création du groupe institutionnel ou structuré est déterminée ou sanctionné par les statuts ou la hiérarchie de l’institution, que l’inspiration appartienne à la hiérarchie ou pas, et que le groupe mis sur pied soit permanant, périodique ou occasionnel : conseil d’orientation, comité de direction, régie, comité de coordination, comité de crise, groupe de travail sur la politique d’information interne ou externe, commission de sécurité au travail, groupe de travail sur la nouvelle répartition des locaux, colloque mensuel de secteur, rencontre de transmission des données, et ainsi de suite.

Critère #4 Selon leur composition

  • À ce chapitre, les groupes se subdivisent de multiples manières :
  • Groupe masculin, féminin ou mixte ; groupe à majorité masculine ou féminine ; groupe comportement des personnes d’une seule génération ou plusieurs ;
  • Groupe institutionnel comportant uniquement des employés, des cadres de premier niveau, des cadres supérieurs ou comportement des cadres décisionnels ou des cadres-conseil, ou comportement plusieurs niveaux hiérarchiques ;
  • Groupe ayant en commun la nationalité et ne comptant que des Français, ou comptant des Canadiens français et des Canadiens anglais, ou comptant des Wallons et des Flamands ;
  • Groupe ayant en commun l’appartenance régionale et comptant, par exemple, des Bruxellois et des Liégeois, des Parisiens et des Provinciaux ;
  • Groupe ayant en commun la langue comptant, par exemple, deux Français et deux Québécois.

Critère #5 Selon leur capacité de décider

  • Les groupes se subdivisent en groupes inhabiles, groupes de pression, groupes consultatifs et groupes délibératifs.
  • Groupe inhabile : On qualifie d’inhabile le groupe qui ne possède aucun pouvoir de décision en ce qui concerne ses propres activités ; c’est le cas, par exemple, du groupe de professionnels cité plus haut. À moins d’être reconnu par la hiérarchie et de devenir consultatif dans le cadre institutionnel, il ne fera vraisemblablement pas long feu.
  • Groupe de pression : Ce type de groupe a un pouvoir de décision sur ses propres activités, mais pas sur les instances décisionnelles ou sur les problèmes qui ont justifié sa mise sur pied. L’association de parents pourrait devenir un groupe de pression. Même si ces groupes n’ont pas un pouvoir direct sur les décisions, ils peuvent exercer une influence, souvent considérable, sur les décideurs, c’est le cas des lobbies. Ils refusent généralement d’être récupérés dans un cadre institutionnel.
  • Groupe consultatif : On qualifie de consultatif le groupe dont la hiérarchie sollicite avis et conseils, régulièrement ou occasionnellement, assumant seule par la suite la responsabilité des décisions.
  • Groupe délibératif : Ce groupe a la pleine capacité de décider, qu’il soit constitué par les statuts (conseil d’administration, par exemple), par la hiérarchie (comité de direction, par exemple) ou par une convention collective de travail (comité conjoint ou paritaire, par exemple)

Membership

  • Le membership, c’est la « membréité » pourrait-on dire, le fait même d’être membre d’un groupe, la façon concrète dont chacun perçoit, d’une part, ses affinités et ses attaches au groupe et d’autre part, ses responsabilités et ses obligations dans ce groupe. Même dans l’expression québécoise, « payer son membership », le règlement de la cotisation recouvre exactement la description évoquée plus haut : ce qu’implique le fait d’être membre d’un groupe, ce que cela coûte et rapporte.
  • C’est une manière d’être, de penser et d’agir caractérisée par :
  • La conscience clairement ressentie d’appartenir à un groupe, et la reconnaissance dette appartenance ;
  • La conscience de participer à la vie du groupe dans une mesure satisfaisante pour soi et pour le groupe ;
  • La conscience de prendre une part réelle et satisfaisante tant pour soi que pour le groupe à l’orientation et au fonctionnement du groupe.

Les 4 éléments du membership :

Élément #1 : Appartenance

  • Le premier élément du membership est donc, évidemment, une certaine prise de conscience d’appartenir à un groupe, d’en faire partie. C’est le sentiment, quel que soit le rang social du membre concerné, d’être non seulement identifié dans ce groupe, mais d’être reconnu et accepté comme membre dans une mesure satisfaisante pour soi et pour le groupe. Cet élément pourra être nommé solidarité ou appartenance : parce que cet aspect est concret et variable, il importe de veiller à son maintien.

Élément #2 : Participation

  • Le deuxième élément tient à l’activité de chacun des membres en ce qui concerne les différentes tâches qui incombent au groupe et les échéances auxquelles celui-ci est astreint. C’est, pour chacun des membres, le fait d’avoir à s’acquitter d’un certain nombre de fonctions, y compris celle de la discussion, et la manière dont il s’acquitte de ces fonctions. Parce que cet élément est lui aussi concret et variable, il faut veiller à sa qualité.

Élément #3 : Responsabilité

  • Le troisième élément concerne l’orientation générale du groupe. C’est la part respective que chacun des membres prend dans l’élaboration des objectifs du groupe, dans sa direction et sa conduite, bref dans les grandes lignes de son fonctionnement. Se posent ici les distinctions déjà établies entre les divers degrés de responsabilité assignés à chaque groupe. Le fait de détenir un abonnement demi-tarif sur les chemins de fer nationaux, par exemple, n’engage évidemment par la même responsabilité que celle de siéger au sein d’un conseil d’administration. Toutefois, que le groupe soit délibératif et ait des décisions à prendre, ou qu’ils soient naturel ou institutionnel, il est essentiel que sa responsabilité soit nettement définie, et que les limites de cette responsabilité soient clairement exposées et acceptées de chacun. Cet élément de responsabilité ne doit pas non plus être laissé au hasard, cela va de soi.

Élément #4 : Satisfaction

  • La juste satisfaction est essentielle à cette définition du membership. Faute de percevoir sa nécessité et de se donner les moyens de surveiller son membership, aucun groupe de survivra longtemps à sa naissance : s’il demeure officiellement en fonction, son efficacité risque d’être plus apparente que réelle : il pourra servir d’auditoire béat à un président ou à un directeur, lui donnant l’illusion, au besoin, de l’approuver, mais sans jamais s’enrager véritablement derrière lui. C’est que le membership conditionne la vie du groupe : il se développe progressivement, par étapes, l’avenir du groupe étant lié à la manière dont celui-ci intègre les affinités et la diversité entre ses membres, et à la manière dont il résout les tensions, les problèmes et les conflits qui surgissent normalement en son sein.
  • Le groupe, tout comme la personne, a besoin d’être motivé de façon authentique. L’organisation, le chef, le directeur ou le président qui ne comprend pas cette loi ou qui refuse d’en tenir véritablement compte, se condamne à plus ou moins long terme à travailler seul. Le chef a le groupe qu’il mérite ; le groupe a le chef qu’il mérite.

Théories et modèles (Les grandes théories : la structuration adaptative) Mardi, déc 15 2009 

GCO-1001

LA STRUCTURATION ADAPTATIVE DE POOLE

1- Le modèle

1.1 Problématique

-La question à l’origine de cette théorie est celle de savoir comment les groupes se constituent (deviennent ce qu’ils sont : fermés / ouverts / agressifs / inefficaces ou efficaces …) et comment ils changent ?

-Il s’agit de savoir si les groupes tendent toujours à la stabilité (à se reproduire / se perpétuer) ou peuvent changer leur dynamique (et comment) et si par ailleurs les membres d’un groupe sont libres d’agir comme ils l’entendent ou s’ils sont déterminés par la structure sociale.

-Il y avait déjà des théories des groupes mais, Poole était insatisfait parce que ces théories étaient :

  • 1. Déterministes parce qu’elles prétendent que la façon (lente / rapide ou conflictuelle / agressive) dont un groupe arrive à une décision et ce qu’est la décision à laquelle il arrive (bonne VS mauvaise) dépend des structures sociales ou éléments tels que :

a. La composition du groupe (démographies).

b. Les réseaux de communication : réseau centralisé (une personne contrôle la situation) VS décentralisé (tout le monde participe)

  • 2. Linéaires (ou à séquence unique) parce qu’elles (ces théories) prétendent que tous les groupes passent par les mêmes phases suivantes:

a. Phase d’orientation : il n’y a pas de focus dans les efforts – les objectifs sont vagues – les rôles ambiguës – les relations instables entre les membres – qui ont un gros besoin d’information.

b. Phase de conflit : les membres sont en désaccord sur la façon de résoudre les problèmes – ils se disputent – ils justifient leurs positions.

c. Phase de coalescence : les membres négocient paisiblement pour baisser la tension – chacun essaie de sauver la face de l’autre pour arriver à un consensus.

d. Phase de développement : les membres se concentrent sur les méthodes à adopter pour concrétiser / implanter la solution – les membres sont impliqués et excités.

e. Phase d’intégration : les membres montrent aux uns et aux autres de la solidarité et se préoccupent moins des tâches – ils se félicitent mutuellement.

-Poole a des problèmes avec cette linéarité parce qu’elle implique que la communication est comme un fluide dont la forme est déterminée par le container (ces structures déterminantes que sont les tâches, les biographies, les réseaux, …).

-Pour lui, la communication n’est pas déterminée par les structures (conception structuro-fonctionnaliste). Les acteurs par leurs (inter)actions déterminent les rôles, les réseaux et autres tâches.

1.2 La structure

  • 1) L’interaction est ce que se font les membres les uns les autres.
  • 2) Les règles sont des formules ou des recettes implicites relatives à la manière de faire les choses, au comment, programmes, plans, méthodes. Ce sont des propositions qui indiquent comment on doit faire les choses ou aussi, indiquent ce qui est bon ou mauvais.
  • 3) Les ressources font référence à tout ce que les gens utilisent dans l’interaction : (expertise, qui on connaît, compétence communicationnelle) personnalité, habiletés, connaissances, possessions matérielles, statuts et autres (beauté physique ou attraits). Ces ressources ont la caractéristique d’être limitées et inégalement distribuées (d’où des différences de pouvoir …)
  • 4) La production d’un système arrive quand les gens, en communiquant (interaction) utilisent des règles et des ressources.
  • 5) La reproduction arrive quand les règles et les ressources utilisées dans l’interaction renforcent les caractéristiques du système en place et maintiennent le statu quo.
  • 6) Il y a appropriation quand les règles et les ressources sont empruntées d’autres systèmes sociaux d’où proviennent les membres du groupe. Ces règles et ressources vont donc être adaptées aux besoins du groupe et des membres.

Principes et processus de l’interaction sociale (Goffman et l’interactionnisme social) Lundi, déc 7 2009 

GSO-1003

INTERACTIONNISME SOCIAL

1- Erving Goffman : L’analogie du théâtre (la mise en scène de la vie quotidienne)

  • L’identité d’une personne se construit dans son rapport avec autrui.
  • Le lien social existe aussitôt que le verbal et le non-verbal interviennent.  Bref, aussitôt que l’on a conscience de l’autre.
  • La société est un ensemble de liens sociaux, une interrelation des individus.
  • Le groupe est un ensemble de personnes coopérant à la mise en scène d’une routine d’interactions particulières.
  • Les 3 principes d’interaction en société chez Goffman(modèle)
  1. Chaque être humain joue un rôle dans chaque situation d’interaction.
  2. Chaque situation d’interaction se construit autour d’une mise en scène qui répond des rôles joués par chaque participant au rituel d’interaction.
  3. La capacité d’un participant à tenir un rôle commande l’accord plus ou moins explicite des autres participants.
  • Les 8 étapes du rituel d’interaction chez Goffman
  1.  
    1. La rencontre de 2 ou plusieurs acteurs en situation d’interaction sociale.  Peut être virtuelle, mass-médiatisée (lien avec le public de Tarde), seulement par la voix, par son absence, il faut avoir un lien.
    2. La présence d’un contexte d’interaction qui va influer sur le rituel qui prendra place.  Il est issu de normes, de valeurs, de règles, etc.  Il régit la communication qui s’en suit et sera répété dans une situation semblable.
    3. La présentation de soi: le choix d’un rôle et la présentation de ce choix aux autres acteurs.  Ce choix de rôle pose les premières balises de la relation.  Dans la perspective d’un théâtre quotidien, on adopte le rôle qui convient à la situation.
    4. L’acceptation par l’autre du rôle proposé.  Attente mutuelle nécessaire car les pouvoirs ne sont que symboliques, ils doivent être acceptés pour exister.
    5. L’obligation de maintenir une cohérence entre le choix du rôle et les comportements et attitudes qui s’y rattachent en situation d’interaction.  Cohérence nécessaire avec les valeurs aussi.
    6. Dans chaque rôle, des aspects de la personnalité de l’acteur sont mis en valeur et d’autres cachés.  Le choix dépend du contexte.  Pour Goffman l’authenticité n’existe pas parce qu’on doit toujours cacher une partie de soi.
    7. Le rôle peut être “vrai” ou “faussé” selon que l’acteur est en mesure ou non de maintenir son rôle dans la relation.  Souvent démontré par le non-verbal.  Parfois imposé par la vision de l’entreprise ou du milieu de travail.
    8. Dans une relation, les acteurs ont tendance à vouloir maintenir les rôles tels qu’ils ont été préalablement établis.  Ce maintient est un des objectifs de l’interaction.  On tend toujours vers la moyenne, c’est le rôle de la communication.  On vise toujours un maintien des acquis, des normes, etc.

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